Bébés jetés au feu, viols collectifs, égorgements: le calvaire des Rohingyas en Birmanie

Monde: Les Rohingyas qui ont fui les exactions en Birmanie pour se réfugier au Bangladesh ont été victimes de viols et d’assassinats « atroces » perpétrés par l’armée birmane, a rapporté une responsable de l’ONU qui s’est entretenue avec des membres de cette minorité musulmane.
A l’issue d’une visite de quatre jours au Bangladesh, où elle les a rencontrés, Yanghee Lee, l’envoyée spéciale de l’ONU en Birmanie, a jugé que les violences subies par les réfugiés Rohingyas étaient « bien plus répandues » que ce qu’elle pensait jusqu’alors.
« Tous les récits que j’ai entendus sont atroces, sans aucune exception », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Une réfugiée rohingya lui a ainsi raconté que sa maison avait été incendiée, alors que son fils était toujours à l’intérieur. « Elle l’a entendu appeler son nom en hurlant. Elle est parvenue à le secourir, mais des cicatrices sont désormais gravés sur tout son corps – des cicatrices que j’ai vues de mes propres yeux », a expliqué Mme Lee.
Les réfugiés ont aussi évoqué des soldats tuant leurs victimes en leur tranchant la gorge, des viols collectifs et des enfants en bas âge jetés au feu.
En un peu plus de quatre mois, environ 73.000 Rohingyas sont arrivés au Bangladesh. Ils ont fui la campagne engagée à leur encontre par l’armée birmane en octobre dernier dans l’Etat Rakhine (ouest) après des raids meurtriers de groupes armés contre des postes-frontières.
Les Nations unies dénoncent une vaste entreprise de répression « généralisée et systématique » menée essentiellement par l’armée à l’encontre des Rohingyas et ayant abouti à un « nettoyage ethnique » et « très probablement » à des crimes contre l’humanité.


Traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans le pays depuis des générations. 

Dhnet.be

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