Bilan Azali: Education, la relève est sacrifiée

De la « manipulation et une volonté de nuisance » voilà ce que les enseignants reprochent aux autorités étatiques. Depuis plus d’un plus d’un mois, les acteurs de l’éducation au niveau primaire, collège et lycée ont déserté les salles de classe plongeant les élèves dans l’incertitude totale par la même occasion. Les professeurs réclament le paiement des reliquats de salaire qui dépassent les 400 millions, la titularisation des enseignants ainsi que les avancements. Le gouvernement se  dit disposé à payer les reliquats, mais exige des études pour nettoyer le fichier de la fonction publique avant de procéder aux avancements. Ils estiment que certains touchent deux salaires, des morts, des retraités et des expatriés percevraient toujours leurs salaires. Pour le moment c’est le statuquo, malgré les appels à la reprise des cours. Quoi qu’il en soit, les élèves sont lourdement pénalisés. La grève n’a pas non plus épargné l’université des Comores. Les professeurs exigeaient eux aussi un accompagnement financier de la part de l’État depuis que les inscriptions sont revues à la baisse. Autre problème majeur, c’est la gestion opaque qui sévit à l’université avec notamment des enseignants qui seraient élèves au grade de professeur sans aucun mérite, mais aussi les fraudes sur les examens qui ont coupé les têtes de certains acteurs universitaires. C’est un constat d’échec qui accompagne ce secteur.

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