Campagne d’élimination du paludisme : lancement officiel à Ndzuwani

La campagne nationale d’élimination du paludisme par le traitement de masse, expérimentée avec succès à Mwali en 2007, a été officiellement lancée à Pomoni sur l’île de Ndzuwani, mardi après-midi. La cérémonie de ce lancement, solennelle, a été honorée de la présence du chef de l’Etat par intérim, Nourdine Bourhane, du président de l’Assemblée nationale, Bourhane Hamidou, du gouverneur anjouanais par intérim, Sounhadj Attoumane, de la ministre de la Santé, Moinafouraha Ahmed, et de l’ambassadeur de Chine aux Comores, Wang Leyou, entre autres.

Cette campagne consistera en une distribution de médicament à l’ensemble de la population de Ndzuwani et de Ngazidja, celle de Mwali étant déjà traitée depuis cinq ans. A Ndzuwani, la distribution de l’Artequick (nom du médicament employé dans ce traitement de masse) à la population commencera vendredi 18 octobre dans la région de Pomoni. Dans son discours, le vice-président Nourdine Bourhane a exprimé sa reconnaissance à la Chine, bailleurs de fonds de ce projet, et à l’Organisation mondiale de la santé (Oms).

Il a, en outre, rappelé l’objectif de cette campagne. “Le but recherché ici est d’éliminer le palu en minimisant les charges jusqu’à une éradication totale par l’accès universel gratuit ou fortement subventionné aux interventions de prévention et de traitement du paludisme”, a-t-il dit. Et de rappeler les efforts engagés jusqu’ici par l’Etat en vue de la lutte contre cette pandémie.

“Depuis le sommet d’Abuja, les Comores ont posé plusieurs actes contre le paludisme : il s’agit de la couverture universelle et des interventions de prévention et de traitement dans le but de minimiser les charges dues au paludisme. Ces interventions sont notamment la pulvérisation à l’intérieur des habitations, la distribution gratuite de moustiquaires, le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte, l’accès gratuit au dépistage et au traitement, ainsi que l’élimination du palu par le traitement de masse à Mwali”, a-t-il fait savoir.

Le sommet d’Abuja, dont parle le vice-président Bourhane, a été tenu en mai 2006 dans la capitale nigériane, et avait réuni des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Les participants à ce sommet s’étaient engagés à “assurer l’accès universel aux interventions de la lutte contre le paludisme”, à travers des “actions de contrôle bien organisées et bien financées en vue de faire reculer l’impact du paludisme comme problème de santé publique”.

La campagne actuelle d’élimination de la maladie s’inscrit donc, d’après l’autorité, dans les efforts recommandés par ce sommet au niveau de chaque Etat membre de l’Ua, en vue de faire régresser le palu d’ici à 2015, dans le cadre également des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) des Nations unies.

Il faut rappeler que c’est au mois d’avril dernier que la Chine, à travers sa représentation diplomatique, a fait don à l’Union des Comores d’un lot de médicament, du matériel de bureau et de laboratoire d’une valeur totale de dix millions de yuans (quelques cinq millions de francs comoriens), dans le cadre justement de ce projet.

Le vice-président Bourhane, dans son discours, a par ailleurs indiqué qu’à Mwali, depuis 2008, aucun décès dû au palu n’a été enregistré. Mais il a aussi fait savoir qu’ “en dépit de cela, le paludisme reste toujours l’infection la plus fréquente et la plus meurtrière en Union des Comores”.

SM

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