Madagascar: L’épidémie de la peste s’amplifie…

14 octobre 2017 La Rédaction 0

Le nombre des victimes de la peste s’alourdit. Six malades suspects de peste ont été enterrés à la fosse commune d’Anjanahary, hier. Débordé. Des agents du bureau municipal de l’hygiène (BMH) ont programmé l’enterrement de six corps de cas suspects de peste dans la fosse commune d’Anjana­hary, hier. Ils seraient tous décédés, le vendredi 13, selon une source auprès du BMH. « Cinq ont succombé dans des hôpitaux du centre-ville, dont trois à Befelatanana, un au centre hospitalier anti-peste à Ambohimiandra et un dernier dans un hôpital mère-enfant. La sixième victime a été répertoriée à Manjakaray. Elle a brusquement perdu la vie dans la rue, près d’un arrêt de bus », rapporte cette source. Deux des victimes sont des enfants. Et celui décédé à Manjakaray, serait un homme qui rentrait d’une veillée funèbre. Il aurait craché du sang, selon des témoignages. Le 12 octobre, l’hôpital d’Anosiala a aussi enregistré un cas de décès suspect de peste. Il s’agit d’un étranger. Il a été hospitalisé pour une maladie autre que la peste, mais aurait déjà eu la bactérie en lui, et a été testé positif à la peste. Hier soir, un autre cas suspect habitant à Anosiala aurait aussi succombé, selon une autorité locale. Brutal Dans un autre hôpital d’Antananarivo-ville, jeudi après-midi, des personnes ont pleuré à chaudes larmes le décès brutal d’un de leurs proches. Elles ne s’y étaient pas attendues. Admis dans un autre service pour une autre maladie, leur proche a été testé positif au test de diagnostic rapide (TDR) de la peste, à son décès. Toutes ces victimes auraient été toutes testées positives à la peste pulmonaire. « Au niveau des hôpitaux, il y a des équipements de protection contre l’infection. Notre rôle, c’est de faire en sorte qu’aucun agent de santé, qu’aucun malade ou compagnon de malade n’en soit contaminé », rassure Mamoudou Harouna Djingarey, responsable de programme Gestion des risques infectieux au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La peste, bubonique ou pulmonaire, est une maladie qui se guérit. Depuis l’apparition de l’épidémie, quatre-vingt-dix-sept malades sont rétablis. Le retard du traitement au niveau des formations sanitaires serait la principale cause de ces décès. « Dès qu’il y a des symptômes inquiétants, il faut appeler le numéro vert 910 et attendre à la maison avant l’arrivée des équipes médicales. Des ambulances ont été placées dans tous les arrondissements pour transporter les malades. L’automédication est dangereuse », apprend-t-on lors d’une séance d’orientation et de mobilisation des journalistes au sein du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) à Antanimora. Miangaly Ralitera/lexpressemada 

Madagascar: Épidémie de la peste, des cadavres pestiférés volés…

7 octobre 2017 La Rédaction 0

Deux cadavres suspectés de peste ont été volés à Toamasina et à Antana­narivo. Leurs propres familles respectives en seraient les auteurs. En cachette. Le corps sans vie de la personne décédée à Amboditsiry, suite à une suspicion de peste pulmonaire, mercredi, n’a pas pu être enterré dans la fosse commune d’Anja­nahary, comme l’a affirmé un responsable du Bureau municipal de l’hygiène (BMH), hier. Sa famille l’aurait emmené, en catimini, dans le district de Manja­kandriana, au Nord-Est de la capitale, où est érigé le tombeau familial. Elle aurait refusé d’admettre que son proche a succombé de la peste. « Nous étions face à des personnes qui étaient prêtes à tuer, au cas où l’on toucherait le corps. Jusqu’à 23 heures, hier (ndlr : jeudi), nous étions encore aux alentours pour tenter de négocier. Malheu­reusement, ils ont trouvé un chemin souterrain pour s’échapper. Ils l’auraient amené dans leur tombeau familial », rapporte une source, hier. Dans le district de Toamasina I, le cadavre d’une personne pestiférée déjà inhumé dans le cimetière de Manangareza a disparu de la fosse commune. Ses proches l’auraient déterré pour le mettre aux côtés des siens, dans son caveau familial. La gendarmerie de Toa­masina I n’aurait été alertée qu’hier. « Nous ne savons pas lequel des deux corps des victimes de peste, enterrés dans ce cimetière a été volé. Les équipes du ministère de la Santé publique et de la gendarmerie sont descendues sur place, ce jour (ndlr : hier) pour la constatation », explique une source auprès de la gendarmerie de Toamasina. Exhumation Des médecins affirment le risque de propagation de la bactérie. « Le germe vit dans la tombe. Ces tombeaux où ont été enterrées les personnes pestiférées doivent obligatoirement être scellés pendant des années. Autrement, la bactérie continuera à se propager et à affecter les vivants », explique un médecin. Pas plus tard qu’hier, un garçon, invité à une cérémonie d’exhumation dans le district d’Avaradrano, il y a quelques jours, a été testé positif à la peste pulmonaire dans une formation sanitaire d’Antananarivo-ville. « Il a sûrement contracté cette maladie pendant cet événement car il n’est allé nulle part ailleurs», se désole la grand-mère, inquiète de l’état de santé de son petit fils, déjà fatigué. Il suit des traitements dans un grand hôpital d’Antananarivo-ville, depuis hier. En outre, il y a une dizaine de jours, une fillette habitant à Soavimasoandro et qui rentrait d’une exhumation à Fianarantsoa, a perdu la vie à cause d’une suspicion de peste. Des médecins remarquent la coïncidence entre la période d’exhumation et la saison de peste. « Tous doivent être vigilants, surtout, les médecins. Parfois, la famille de la personne décédée cache certaines informations pendant l’interrogatoire, si le décès a eu lieu hors formation sanitaire », indique un autre médecin. Des recherches actives de toutes personnes entrées en contact avec ces cadavres sont maintenant en cours, selon une source auprès du ministère de la Santé publique. Avec la moindre erreur ou négligence, l’épidémie de peste continuera à sévir. […]

Madagascar: Épidémie – Les victimes de la peste augmentent

5 octobre 2017 La Rédaction 0

Le corps sans vie d’un suspect de peste pulmonaire a été inhumé à Anjanahary, hier. Huit malades ont été admis à l’hôpital le même jour, à Antananarivo. La peste est loin d’être maîtrisée. Le huitième cadavre suspect de peste à Antananarivo-ville, a été mis en terre à la fosse commune d’Anjanahary, en fin d’après-midi, hier. En provenance de Manandriana, dans le district d’Avaradrano, il est décédé en chemin pour se procurer des soins dans un grand hôpital d’Antana­narivo, le jour même. « Les signes cliniques nous ont amenés à dire qu’il s’agit d’une peste pulmonaire. Il aurait présenté de la fièvre, des toux avec des crachats striés de sang, de la douleur thoracique. Le test de diagnostic rapide (TDR) l’a confirmée », indique une source concordante. Ni ce cas, ni celui de l’adolescente décédée à Ilafy et enterrée à Ambohimailala, mardi, ne sont encore indiqués dans les dernières statistiques du ministère de la Santé publique, affichées  hier à 11 heures 30. Par contre, deux décès enregistrés dans le district d’Atsimondrano, ainsi qu’à Tsiroanomandidy, entre le 3 et le 4 octobre, ont été soulevés. En outre, on a constaté la hausse du nombre de malades admis aux formations sanitaires d’Antana­narivo-ville, hier. Six au centre hosptalier Soavinandriana et deux au centre hospitalier anti-peste à Ambohi­miandra (CHAPA). Entre le 3 et le 4 octobre, trente-cinq cas suspects vivants ont été répertoriés dans six districts, dont quinze à Antananarivo-ville, treize à Toamasina I, trois à Ambohidratrimo, selon encore les données du ministère concerné. Propagation Le ministère de la Santé publique voit d’un bon œil cette hausse du nombre de malades admis dans les hôpitaux. « […]

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