Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, les Comores rétrogradent sur le classement

presseA l’instar des autres pays, l’union des Comores célèbre le 3 mai, la journée internationale de la presse. «Le libre accès aux sources» c’est le thème choisi par les journalistes comoriens pour la journée de ce 3 Mai 2013.

La liberté de la presse n’est pas uniquement l’affaire des journalistes. Sans presse libre, la maltraitance, l’esclavage moderne, le recours aux enfants soldats, la corruption ne peuvent être combattue efficacement. L’accès à l’information est un défi majeur.

Et pourtant, la liberté d’expression, condition d’exercice des autres libertés, est l’une de celles qui trouvent le plus de mal aux Comores à se concrétiser dans les faits. La liberté de la presse est considérée comme une pierre angulaire des droits de la personne et comme une assurance que les autres droits seront respectés. Elle favorise la transparence et une bonne gouvernance et représente, pour la société, la garantie que régnera une véritable justice. La liberté de la presse est le pont qui relie la compréhension et le savoir. Elle est essentielle à l’échange d’idées entre les nations et les cultures, qui est lui-même une condition menant à une compréhension et à une coopération durables.presse comores

Dans un rapport de « reporters sans frontière » sur la liberté de la presse de 2011-2012, l’union des Comores est placé 45e. S’agissant du rapport de 2013, les Comores est classé 51e derrière la Coré de Sud. Cette recule est due à la décision du ministre de l’Intérieur des Comores, Hamada Abdallah, de faire retirer des kiosques la dernière livraison du supplément magazine du quotidien d’Etat Al Watwan et de suspendre, par arrêté ministériel, son directeur général, Pétan Mouignihazi. Pour Hamada Abdallah la presse publique doit être au service de l’Etat. L’image des Comores, et sa bonne place dans la liberté de la presse, en dépendent. Le ministre Abdallah a indiqué lors d’un point de presse : « Tout journaliste d’un média d’Etat qui veut avoir la liberté d’écrire ou de parler a l’obligation de s’aligner sur le gouvernement, ou avoir l’honnêteté intellectuelle d’aller exercer ailleurs, dans un organe privé ». Cet amalgame traduit le manque de considération des autorités pour les journalistes et le manque de respect pour le droit à l’information des populations. Cette dérive est dangereuse.

La liberté de la presse se fonde sur le rôle social accordée aux médias et aux Professionnels de l’information dans la société démocratique. Nous avons pour rôle de rechercher, collecter, traiter, commenter et diffuser l’information d’intérêt public.

Le droit à l’information prend sa source dans la reconnaissance de l’intérêt légitime du public à être informé. Le droit d’être informé comprend le droit pour les médias et les journalistes de rechercher et de transmettre l’information sans entraves ni contraintes aucune, et le droit du public d’y avoir accès en toute liberté.

La Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du Séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste.

Ce séminaire s’est déroulé à Windhoek (Namibie), en 1991, et a conduit à l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes.

Hommage à la journaliste éthiopienne Reeyot Alemu lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/GuillermoCano 2013. Elle est primée pour son « courage exceptionnel, de sa résistance et de son engagement en faveur de la liberté d’expression ». Le jury a souligné la contribution de Reeyot Alemu à de nombreuses publications indépendantes. Elle traitait des questions politiques et sociales d’une manière critique, s’intéressant aux origines de la pauvreté et à l’égalité entre les sexes. Elle a travaillé pour plusieurs médias indépendants.

Plus de 173 journalistes sont emprisonnés dans le monde pour le seul crime de « mal penser ». Ils sont plus de 18 à avoir été tués en 2013 dans le monde, dans l’exercice de leur métier

Dais / Journaliste Comores-infos

 

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