Centrale électrique: »l’énergie est une des promesses que j’ai faites aux comoriens »

Discours du président AZALI Assoumani pendant lancement officiel de l’électrification du pays.

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Excellence Mesdames et Messieurs
Mes chers compatriotes,

La Journée d’aujourd’hui fera date dans l’Histoire de notre jeune Nation. Nous sommes en effet réunis ici ce matin, pour un rendez vous important du mandat que vous m’avez confié.

Nous sommes là pour tenir un engagement, que j’ai pris devant les Comoriennes et les Comoriens, de mettre un terme, aux délestages récurrents du courant, de leur garantir la fourniture régulière de l’électricité pour assurer la survie quotidienne de nos concitoyens et des ménages, relancer l’activité économique du pays et venir au secours des petites et moyennes entreprises de notre pays, dont malheureusement la plupart ont déjà déposé le bilan

Ainsi, dès mon accession à la magistrature suprême de notre pays, j’ai pris l’option de placer le secteur de l’énergie au cœur de mes priorités et d’en faire un enjeu majeur du développement socio-économique de notre pays.

En effet, comme beaucoup d’entre vous, je pense que notre pays a raté à plusieurs reprises, des rendez-vous avec lui-même, privant ainsi ses enfants, du droit le plus élémentaire au bien-être. Et pendant ce temps, nos voisins, qui ne disposent pas de ressources particulières par rapport à nous,  nous dépassent. 
Le bien-être, dans le monde moderne, commence par l’énergie qui, dans un pays, est tout simplement la colonne vertébrale et la pierre angulaire du développement. Rien, absolument rien n’est envisageable, quelque soit la motivation des uns ou des autres, sans une énergie électrique stable, accessible et à un prix raisonnable. 

Nous le comprenons aujourd’hui, tout comme nous l’avion compris avant-hier, lorsque nous étions aux affaires et que nous avions décidé presque de la même manière, en 2003, de sortir alors le pays de ses nombreuses années d’obscurité.

Aujourd’hui, et de la manière la plus solennelle, j’assume ma part, dans la responsabilité des autorités politiques de ce pays, à assurer le suivi de nos grands chantiers.

Par excès de confiance peut-être, je me suis laissé croire que l’énergie serait la priorité des priorités de tous nos Gouvernants. Je me suis manifestement trompé. Car 14 ans plus tard, nous nous sommes retrouvés à la case-départ.

Ainsi, pour moi aujourd’hui, il n’est plus question de refaire les mêmes erreurs face au même problème, devenu au fil du temps, récurrent, structurel et appauvrissant.

Nous sommes donc ici aujourd’hui, pour que chacun assume pleinement sa part de responsabilité. 
En ce qui me concerne, l’énergie est une des promesses que j’ai faites aux comoriens et aux comoriennes durant la campagne électorale 2016. C’était une dette morale, une dette politique, une dette sociale. 

Je viens donc aujourd’hui, avec le Gouvernement et les dirigeants actuels, par l’aide d’Allah,  payer cette dette, devant la communauté nationale, devant les agents de la Ma-Mwe et devant  nos partenaires au développement.

Nous avons alors rempli notre part du contrat. Nous avons assumé notre part de responsabilité. Que chacun assume alors la sienne. 

Il n’y a rien de pire pour un pays que l’ignorance, le désordre, le laisser-aller et l’incompétence surtout lorsque celle-ci est arrogante. 

Ainsi, la responsabilité commence par l’obligation qui s’impose à tout le monde, de respecter les lois et les règlements de ce pays. 

En ce qui me concerne, je prends ici l’engagement, de lutter contre ce désordre, qui donne la fâcheuse impression que tout est permis dans ce pays. 

Oui, la responsabilité, c’est aussi le respect du contrat social qui nous oblige à offrir aux comoriens les conditions d’une vie descente.

Mais la responsabilité, c’est aussi, tout particulièrement, celle des agents de la Ma-Mwe. Ils sont tous comoriens comme nous et ont désormais la responsabilité de nous faire traverser les années à venir sans ambages, en matière d’électricité.

Ainsi, fini la Ma-Mwe parallèle, celle de certains agents de la société publique qui s’adonneraient aux trafics de toutes sortes.

Finis les agents payés à ne rien faire avec une conséquence grave sur la trésorerie d’une société très malade. 

Mais la responsabilité c’est également celle de la clientèle de la Ma-Mwe, c’est-à-dire vous, nous tous chers concitoyens et je dis cela devant vous, nos frères et sœurs, Maires et responsables de nos communes. 

Dorénavant, nous allons, avec vous, tourner la page de l’impunité qui sera désormais de l’histoire ancienne. Le civisme doit être notre mot d’ordre et notre principal leitmotiv si nous voulons réellement laisser en héritage à nos enfants un  pays  digne de ce nom, où il fait bon vivre.

Le civisme s’impose, si nous devons ajouter que dans le cas d’espèce, l’Etat a déboursé près de 7 milliards de francs comoriens d’investissements, l’équivalent de 3 mois de salaires des agents de l’Etat, pour les Groupes électrogènes, que nous avons achetés directement à la source, pour éviter les mauvaises surprises, en vue de mettre un terme à l’urgence dans l’énergie. 

Je tiens ici à  remercier la Société Caterpillar dont la réputation mondiale n’est plus à démontrer et, au nom de notre long partenariat avec elle, qui remonte à la fourniture des Groupes électrogènes de 2003, demander à ses dirigeants et à ses techniciens, un accompagnement moral, physique et technique.
Dores-et-déjà, je leur exprime toute notre gratitude, pour leur engagement sans faille, démontré par leur présence physique permanente sur le chantier et ce, depuis bientôt deux mois, avec les résultats que nous constatons et qui sont le motif de notre rassemblement d’aujourd’hui.

Mes chers compatriotes, 

Régler l’urgence ne signifie nullement que tout a été résolu.

Ainsi, dès demain matin, nous devons nous occuper d’autres dossiers tout aussi importants pour le devenir de notre pays. 

En ce qui concerne toujours l’énergie, d’abord, nous continuerons à préparer notre pays à faire face à l’émergence qui par principe est  « énergivore ». 

Nous nous occuperons donc de la centrale de fuel lourd, au nom de la continuité de l’État et des engagements pris par mes prédécesseurs.

Nous continuerons à mobiliser nos partenaires au développement, pour une énergie propre, avec la géothermie, l’hydraulique, le solaire, l’éolienne, des sources largement disponibles dans notre pays et les utiliser comme base du développement économique des Comores de demain.

Mesdames et Messieurs, 

Le développement de notre pays dépend aussi du développement de nos infrastructures en général et des infrastructures routières en particulier.

Les routes sont en effet, la deuxième priorité que nous avons définie pour notre action car c’est une exigence dictée par le volume sans cesse grandissant du trafic routier, les nécessités du transport de marchandises et l’indispensable accès de nos producteurs et de nos opérateurs économiques à nos marchés.

Les appels d’offres sont déjà lancés pour des routes à Anjouan et à Ngazidja financées par le Fonds Saoudien.

Mais, tout comme il a financé cette centrale, l’État comorien s’engage à financer nos infrastructures de développement, tout en comptant bien sûr, sur l’accompagnement des pays amis et de nos partenaires traditionnels, en particulier la République Populaire Chine, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, les Instituions du Monde Arabe et nos partenaires du monde Asiatique et Américain.

En effet, j’ai le grand plaisir de voir, que notre approche de la gouvernance du pays, notre lecture des priorités, sont de plus en plus comprises par les pays amis et nos partenaires au développement.

Dans le même élan, nous lancerons, par la Grâce d’Allah, la construction d’un grand centre hospitalier de référence internationale, en lieu et place de l’Hôpital El-Maarouf actuel.
Mes chers compatriotes, 

Les chantiers sont nombreux et titanesques. Mais vous nous avez choisis pour les construire. Et je vous garantis qu’avec l’aide d’Allah, nous y arriverons notamment par la détermination qui nous anime mais aussi par vos prières.

Je sais qu’il y a des interrogations tout à fait légitimes et compréhensibles, sur le problème du chômage et des incertitudes liées à la rigueur que nous nous imposons pour sauver ce qui est possible d’être sauvé. Mais je vous demande de nous faire confiance. Nous offrirons des emplois à nos enfants. On n’a pas le choix. Mais rien ne tombe du ciel, rien ne se crée d’un coup de baguette magique. Tout se construit. 

Nous réunissons les conditions pour offrir des emplois, des vrais emplois à nos jeunes, et non des contrats fictifs, de faux emplois et de la tromperie.

Mes chers compatriotes,
Ce dimanche 05 février 2017 sera sans doute une date charnière de notre histoire politique contemporaine. 
Elle marquera le jour où s’est concrétisée une décision majeure et particulièrement lourde, prise et assumée par l’État comorien seul, c’est-à-dire par vous-mêmes, pour l’intérêt supérieur de notre chère Nation.
Au delà de la commodité  et du confort que va procurer aux Comoriens la fourniture d’électricité, 24 heures sur 24, il y a un message plein de sens que nous constatons chaque jour et qui nous oblige à une prise de conscience collective devant nos responsabilités : les comoriens veulent et peuvent se prendre en charge.
 Ainsi, mes chers compatriotes, je ne vous demande nullement de vous priver, s’il y a lieu,  des critiques vis-à-vis du Gouvernement ou de vous taire devants ses erreurs, mais que ces critiques soient fondées et constructives.

Je vous demande toutefois et surtout, d’aimer, en toute circonstance, votre pays, d’en être fiers et de l’aider à avancer. Je vous demande de réveiller en vous votre Amour de la Patrie. 

Et je vous assure qu’avec la mobilisation de tous et un véritable sentiment national, nous réussirons à relever les défis les plus insurmontables.

C’est pourquoi, aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain, je fais mien, le slogan de ce grand homme d’État que vous connaissez tous, YES WE CAN, Nous aussi, nous en sommes capables mes chers compatriotes ! 
Vive la République

Vive l’Union des Comores

Je vous remercie.

1 commentaire sur Centrale électrique: »l’énergie est une des promesses que j’ai faites aux comoriens »

  1. Pourquoi on partage pàs les centrales pour Que chaque région gère leur central pour évité les paraliseme de moroni Que chaque fois que moroni Ou un central ne fonction pas Tout le pays est paralysé !!! Je panse que si les groupes sont partager ( les centrales ) par région , on peut éviter les mal faiteurs de sucre envoyer par les ennemis politiciens comoriens meme , ét ce moment là chaque région gère leur central avec leur propre ouvriers dû région mais pàs Toujours Avec le monopole moroniens ét politique , vive le COMORE ét Dieu punisse les mauvais dirigeants comoriens qui sont les premiers ennnemi de COMORE

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