Comment les patients se font voler au centre de santé de Mitsoudjé…

Au centre de santé de Mitsoudjé, il semble y avoir un réseau de malhonnêtes qui commence par le corps médical au corps des pharmaciens. Un souffrant s’était présenté à ce district sanitaire la nuit du dimanche dernier. Il a expliqué à l’infirmière qui l’a reçu comment il souffrait. Promptement, celle-ci a demandé que soit acheté un carnet. Chose normal dans un centre de soins. Le carnet acheté, l’infirmière y a prescrit une liste relativement longue de médicaments.

Normalement, on devrait se présenter à la pharmacie avec le fameux carnet sauf que ça ne se pas comme ça au district de santé de Mitsoudjé. L’infirmière reproduira l’ordonnance sur un vulgaire bout de papier. Bizarrement, la liste de médicaments prescrits sera un peu longue que celle sur le carnet. C’est cette liste qu’elle t’enverra avec à la pharmacie, tout en s’arrangeant de garder avec elle le carnet.
Sur ce vulgaire bout de papier qui fait désormais office d’ordonnance, la pharmacienne mentionne le prix de chaque médicament au vu et au su de celui qui le lui a apportée. Pas assez étonnant si toute la facture elle l’établie en restant collée à sa chaise sans avoir eu à parcourir  les étagères pour vérifier le prix. Elle doit les avoir en tête. Bravo !
Sans daigner te regarder, elle t’annonce le montant total à payer après avoir fait l’addition à l’aide d’une calculette qu’elle met volontiers en évidence pour ne pas que tu te doutes de quelque chose. Transparence quoi, encore bravo madame ! Après paiement, vient le moment d’établir une reçue en bonne et due forme. Ay ! Ay ! Ay ! C’est là que le bât blesse.
Très gentiment et sûre d’elle même, Madame te dorlote. « Tu ne pars pas tout de suite. Et en plus il est possible que tu revienne avec une autre ordonnance. On ne peut pas à chaque fois sortir une reçue. On la fera après ». Ok mais donne moi au moins une copie de cette ordonnance  (le bout papier) comme ça je vais me présenter avec quand je reviendrai demander la reçue. « Non ne t’inquiète pas. Je me rappelerai de tout. Je ne suis pas amnésique ». Soit.
Le surlendemain, le patient devait être libéré enfin. On est le matin. Une autre pharmacienne est en poste. Quand la reçue est demandée, celle-ci trouve la bonne raison de te dire que seule celle qui a vendu les médicaments peut la délivrer. Pourquoi ?  « Elle n’a rien laissé sur la table ». L’ordonnance serait-elle déchirée et jetée à la poubelle ?
Pire encore, aucun médecin ni infirmier ne veut (ou ne peut?) t’expliquer de quoi tu souffrais vraiment. « L’essentiel est que tu sois guéri et tu l’es ». Quand tu te rends compte que parmi les medoc qu’on t’a demandé d’acheter figure un sirop contre la toux alors que tu n’a jamais toussé durant ton séjour à l’hôpital, ils te répondent : « En quoi ça te dérange ?  Va le garder avec toi un jour tu pourrais en avoir besoin ». Ça sent le souffre, vraiment. Difficile de ne pas croire à une surfacturation sinon pourquoi la reproduction de l’ordonnance sur un bout de papier et pourquoi cette hostilité à émettre une reçue ?
S’il s’avère qu’à l’hôpital de Mitsoudjé on se fait arnaquer, cette petite délinquance des hommes et femmes aux blouses blanches est loin de se limiter à l’hôpital de la capitale de Hambou.  En 2015, le directeur de l’hôpital de Mitsamiouli a eu l’audace de gager les appareils de stomatologie et de radiographie ce centre de santé du Nord au Meck de Mitsamiouli  pour obtenir un prêt afin subvenir, entre autres, aux salaires des agents. Inutile de rappeler ce que le Meck aurait comme droit de faire si le prêt n’est pas remboursé.
À El-maarouf, l’ancien directeur Soudjay et certains hauts cadres de l’hôpital n’hésitaient pas à piocher la caisse pour subvenir à leur besoind personnels jusqu’à conduire l’hôpital de référence dans une géante gouffre financière. La caissière principale était obligée d’établir un rapport au ministère de la santé, ce qui lui a valu l’intimité de ses supérieurs hiérarchiques.

Et ce n’est pas tout. Il se murmure aujourd’hui que l’inspecteur général de la santé délivre des autorisations d’exercer à des médecins étrangers, moyennant de l’argent. S’il reçoit des dessous de table, c’est parce que justement le code de la santé publique n’autorise pas aux étrangers d’exercer aux Comores sans accords de réciprocité préalables. Les cliniques des étrangers, des malgaches essentiellement, poussent comme des champignons à Moroni sous le silence sans doute complice des autorités. Il y a un vrai travail à faire pour nettoyer ce milieu proie à des hommes et femmes sans vergogne.
M.Djoumbé/Comores infos

2 commentaires sur Comment les patients se font voler au centre de santé de Mitsoudjé…

  1. Ils n’oseront jamais dire que ce sont les mahorais qui les soignent. Eh oui ! On paye nos impôts et nous cotisons pour les comoriens. Avant je me disais pauvre comoriens obligé de prendre ces kwassa de la mort pour venir à Mayotte, mais depuis mon retour sur mon île après tant d’année d’absence, j’ai vu ce que les comoriens ont fait et continu de faire de Mayotte et je peux vous dire que je ne les pleins plus. Mayotte est devenu la poubelle des comoriens ! je n’en veux plus de ces gens chez nous. Mayotte n’a jamais été comorienne et ne le sera jamais, vu tout ce qui se passe chez vous on n’en veux pas. Ce qui est le plus étonnant c’est que même entre eux ils ne s’aiment pas « grande comores et Anjouan » et ils veulent nous imposer leurs déchets. s’il vous plaît restez chez vous ! Et ramener vos enfants délinquants avec vous, ainsi que vos maris voleur, violeur, assassins. On est fatigués de vous, nous n’en pouvons plus de vous !!!!!!

  2. Mais ou sont ces matières grises des centaines médecins Comoriens qu’ont nous vantent , généralistes et spécialistes ? . Nous avons cru que vous avez beaucoup plus de médecins hautement compétents et qu’ à Mayotte et pourtant c’ Mayotte qui soigne le plus . Et pourquoi des médecins malgaches poussent comme des champignons aux Comores . Etrange, étrange .
    Mayotte composés de 275.000 hab officiellement , les statistiques de 2016 ont montré qu’ elle a soigné plus de 460.000 hab sans mettre les chiffres de la médecine libéral . Des chiffres qui ne surprennent pas au vu des kwassa ambulances venant de l’ union de Comores accostant tous les jours sur les cotes Mahoraise .
    A cela est venu s’ ajouter les kwassas scolaires , les kwassa des réfugiés politiques , les kwassas de titres de sejours , les kwassas des squatteurs de nos terres et surtout des kwassas des voleurs essentiellement des Anjouanais et des kwassas des pondeurs futures délinquants Comoriens . A Mayotte toutes ces exodes massifs des Comoriens y trouvent leur compte.
    Memes les autorités Comoriennes aussi y trouvent leurs comptes en faisant de Mayotte leur fond de commerce dans les instances régionales et internationales. Aux Comores le pays émerge, vive l’ émergence .

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