Commercialisation du Riz: Conflit d’intérêt à la direction régionale de l’Onicor à Anjouan

Un conflit d’intérêt à la Direction régional de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz à Anjouan risque fort de mettre sur la paille les commerçants de l’île.
Non content de gérer près de 30% des importations globales de l’Office national, le directeur régional d’Anjouan se livrerait aussi, selon les nombreux témoignages de grands et petits commerçants excédés, au commerce en détail du riz.
Un rôle de juge et parti qui, en somme, fausse les règles de la concurrence. Mais qui, surtout, viole toutes les règles élémentaires de transparence. Des règles pourtant hissées en étendard par la Direction générale de l’Onicor à Moroni.

Juge et parti

Les commerçants dans l’île qui se retrouvent parfois à se débraser, à bas prix, de leur stock, au risque de pourrir dans les entrepôts, ne décolèrent pas face à cette position dominante du tout puissant Monsieur Blond. Car il s’agit bien de lui. L’actuel directeur régional de l’Onicor à Anjouan bénéficierait de tous les égards de la première dame de l’Union des Comores. Celle-ci avait pesé de toute son poids pour la nomination de son protégé à ce poste, malgré le refus du vice-président chargé de l’économie et ministre de tutelle, Djaffar Ahmed Said Hassani. D’ailleurs il s’en vante partout à anjouan d’être soutenu par la première dame dans les places publiques. Mr Blond passe son temps à moroni car c’est à Moroni aussi ou il fait ses business, il passe pratiquement 5 jours sur 7 à moroni , c’est inadmissible .

Il faut savoir qu’aucun des directeurs régionaux de l’Onicor (Grande Comore et Mohéli), n’a ce privilège de gérer près de la moitié des importations de l’Office nationale du riz.
Où va nous mener cette faillite programmée des commerçants et importateurs de riz dans l’île. Le riz comme dans les autres îles constitue un aliment quotidien pour des nombreuses familles anjouanaises. Rappelons, pas longtemps, en 2012, Anjouan était le théâtre d’émeutes à cause de pénurie de riz. On se souvient de ces terribles images de plus de cinq cent personnes excédés qui avaient failli défoncer le portail du port du Mutsamudu pour aller chercher quelques kilos de riz.
L’Onicor a-t-il intérêt d’une telle mauvaise publicité de « conflit d’intérêt » ? Celui-ci, comme souligné dans un rapport de la Cour suprême, a longtemps trainé la réputation moins reluisante de mise en concurrence de façade, très souvent décriée par des nombreux operateurs. Le devoir de tout un chacun dans ce pays est de dénoncer de telles méthodes quelle que soit la personne, et ce pour l’intérêt du peuple. Nous sommes aujourd’hui devant un système mafieux mis en place par Mr Blond directeur régional d’Onicor à anjouan. Il veut détruire économiquement les commerçants anjouanais car il vend aussi du riz d’onicor. Les républicains de ce pays s’intéressent également à ces pratiques illicites qui ne font que tirer notre pays vers le bas.
Comme tous les comoriens, on continue à croire à la bonne foi du chef de l’Etat. il appartient aux hommes qu’il a nommés de faire leur travail.

HOUMADI ABDOU
Anjouan

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