Commissariat au genre : Les acteurs de la promotion du genre ont échangé autour d’un groupe thématique genre

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Avec l’accompagnement technique et financier de la fondation du centre européen d’appui électoral (Eces), le commissariat au genre a lancé hier à l’hôtel Retaj Moroni, un groupe thématique genre. Ce dernier consiste à réunir tous les acteurs principaux nationaux et internationaux qui agissent dans le cadre de la promotion de la femme autour des questions sociales, politiques, économiques et du développement durable concernées par la promotion du genre.
En présence de la représentante d’Onu-femmes, Mme Delphine Serumaga, la commissaire au genre, Mme Mhoudini Sitti Farouata a expliqué que « le Groupe Thématique Genre est une opportunité unique de coordonner, fédérer les acteurs impliqués dans la prise en compte du genre, à l’échelle nationale et dans des domaines différents et complémentaires comme la santé et les violences faites aux femmes, l’éducation, la participation politique des femmes, l’économie et le développement durable ». Pour elle, les femmes, mais aussi les acteurs principaux disposent désormais d’un espace pour leur concertation afin de parler d’une seule voix auprès des institutions et des bailleurs qui œuvrent pour le renforcement des droits des femmes dans le pays. « Il en résultera, certainement, une plus grande cohérence et une plus grande efficacité dans la réalisation des actions qui sont menées au quotidien pour la promotion de la femme comorienne » a-t-elle déclaré à Al-watwan.
Sensibilisation et participation
Le commissariat au genre estime que ce groupe thématique permettra un suivi des activités de promotion du genre, de l’avancement des politiques publiques et de la législation. L’un des résultats attendus est la mise en œuvre de la politique nationale d’égalité et d’équité du genre adoptée en 2008 par le gouvernement d’alors. Celle-ci vise à valoriser et à encourager les initiatives féminines dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, la santé et la formation aussi bien des filles que des femmes. Dans un communiqué de presse du commissariat rendu public hier, on peut lire notamment la volonté d’adopter « une politique visant à une parité hommes/femmes dans les instances de décision politique, traditionnelle et religieuse ». Le domaine politique retient encore plus l’attention puisqu’il s’agit d’un domaine où les femmes ont du mal à s’hasarder.
Raison pour laquelle, la coopération australienne à travers Eces a financé un projet d’une valeur de 19 millions kmf pour inciter les femmes à s’engager massivement dans la politique. Pour Mme Sittou Ragadha de la plateforme politique, les femmes doivent accroitre leur implication dans la sphère politique du pays. Pour y parvenir, elle conseille aux femmes de refuser les « postes cadeaux » pour lesquels elles ne disposent pas les compétences requises. Elle estime que cette situation permet aux hommes de continuer à croire que « les femmes sont incompétentes ». Les échanges ont tourné autour de la parité et la participation politique, de l’aspect développement social et de la feuille de route nationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs.
Quelques chiffres font état de 31% de femmes âgées entre 15 et 49 ans sans aucune instruction contre 16% pour les hommes, 14% des femmes auraient subi des violences dès l’âge de 15 ans et les agressions sexuelles concerneraient 6% des femmes sondées. A en croire Mme Sittou Ragadha, un projet de loi sur la parité hommes/femmes en politique à hauteur de 30% serait en gestation. Les femmes tablent sur une participation massive de la gent féminine aux prochaines échéances électorales de 2021.

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