Commune de Moroni : le maire part en guerre contre la délinquance juvénile

‘‘Les jeunes n’ont pas à trainer au bord de la route pendant les heures de prière’’, a déclaré Mohamed Daoud, le maire de la capitale. La commune entend, par ailleurs, s’attaquer au chômage et à la question de la proprieté. Un calendrier pour le ramassage des ordures pourrait être rendu public incessament.

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La mairie de Moroni vient de partir en guerre contre la délinquance juvénile. En collaboration avec les imams de la capitale et le muftorat, elle s’est déjà attaquée à l’alcoolisme, devenu aujourd’hui l’un des principaux fléaux du pays. Le quartier de Madjadju, considéré comme le refuge de tous les ivrognes, est depuis quelques jours dans le viseur des autorités municipales. «Nous y avons surpris des jeunes filles et garçons en état d’ébriété. C’est intolérable dans une société dite musulmane, mais c’est surtout un danger pour nous et nos enfants», a confié l’imam du quartier, Youssouf Mohamed.

Et d’ajouter : «Heureusement que la police nationale et la commune de Moroni nous viennent en aide et font en sorte que cela ne se reproduise’’. Un arrêté en date du 27 août 2015 (n°15-027/CM), publié par la commune de Moroni, interdit non seulement la consommation de boissons alcoolisées sur la voie publique, mais aussi la construction, dans le même quartier de Madjadju, d’une cabane supposée servir d’abri aux consommateurs de drogue. ‘‘Nous n’allons pas nous arrêter là. Ces mêmes opérations sont prévues dans les dix-sept autres quartiers de Moroni’’, assure Mohamed Daoud, le maire de Moroni.

Le leader du parti Orange entend, par ailleurs, lutter contre le problème du chômage. Il a annoncé le recrutement, dans les prochains jours, d’au moins dix jeunes dans le quartier de Magudju. Quant à la question de la proprieté, il a promis qu’un calendrier pour le ramassage des ordures allait être rendu public les jours à venir.

Dans le cadre de la déconcentration de ses activités, des chefs d’arrondissement seront nommés pour la mise en œuvre, au plan local, des initiatives de la mairie. C’est ainsi que celui de Magudju a été installé le mercredi 30 septembre en présence, notamment, du préfet du centre et autres hautes personnalités.

«La ville de Moroni sera divisée en arrondissements. Il y aura une police municipale chargée de mener des inspections pour le cas des enfants déscolarisés. Les jeunes n’ont pas à trainer au bord de la route pendant les heures de prières’,’ a déclaré Mohamed Daoud.

Natacha Saadi (stagiaire) / Alwatwan

1 commentaire sur Commune de Moroni : le maire part en guerre contre la délinquance juvénile

  1. Quelle idée les jeunes de trainer aux heures prières. Ils vont à la mosquée et font la prière, une fois acquitter de leurs obligations ils vont trainer. Sinon, ils vont donner trop de travail à nos chers élus. 5 fois/jour, en raison de 5mns, les jeunes peuvent disparaître des rues.5mns après, ils y retournent, vue qu’ils n’ont rien à faire. Le comportement des jeunes aux heures de prière gênent beaucoup nos élus. Votre chômage, les élus y réfléchissent. Donnez leurs le temps. Dans 150 ans, ce n’est rien, ça passe vite, vous fermez les yeux et vous êtes à 150 ans après.
    Bonne chance les jeunes comoriens

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