Communiqué de presse du Fmi suite à sa mission aux Comores.

SONY DSC

Une équipe des services du Fond Monétaire International dirigée par Mr Harry Thines, chef de mission pour les Comores du 20 Octobre au 4 Novembre a été reçu par le président Ikililou Dhoinine. Il s’est ensuite entretenu avec avec le vice-président et le  ministre des finances Mr Mohamed Ali Soilihi, la commissaire au plan Mme Alféine Soifiat Tadjiddine, le Gouverneur de la Banque centrale des Comores M. Abdou Mohamed Chanfiou, le Conseiller du Président et Chef de la Cellule des réformes économiques et financières M. Chei Oubeidi, et plusieurs responsables d’administrations, ainsi qu’avec des représentants du secteur privé, des syndicats et des bailleurs de fonds.

Le chef de la délégation du FMI a déclaré que  » les Comores ont accomplis des progrès économiques notables ces dernières années  et que la stabilité politique qui a suivi l’adoption d’une nouvelle constitution en 2009 a facilité une amélioration de la situation macroéconomique », cependant beaucoup reste à faire, tel que de  consolider et accélérer une croissance économique inclusive qui privilégie la stabilité macroéconomique et l’amélioration des infrastructures, mais aussi encourager des réformes structurelles qui rehaussent la compétitivité de l’économie et améliorent le climat des affaires.

Selon le FMI, la croissance économique est estimée à 3,5 % en 2013 et devrait atteindre 3-3,5 % en 2014. L’inflation était de 3,5 % fin 2013, mais est tombée à 0,7 % en août 2014. Les exportations et les importations ont augmenté nettement en volume en 2013, toutefois, on note que les exportations restent à un niveau très faible. Les envois de fonds des travailleurs émigrés ont aussi continué de progresser, il est estimé que le déficit des transactions extérieures courantes serait supérieur à 10% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2014 contre 9,5% en 2013.

Sur le front budgétaire, une quantité considérable des recettes du Programme de citoyenneté économique perçues en 2012 a été utilisée en 2013. Le solde global (base encaissements-décaissements, net de l’allègement de la dette) est passé d’un excédent de 1,6 % du PIB en 2012 à un déficit de 1,3 % en 2013.

Les Comores font face à de nombreux problèmes. À court terme, le gouvernement doit chercher à trouver un meilleur équilibre entre les ressources disponibles et les dépenses afin d’éviter l’apparition d’arriérés, en particulier sur les salaires et la dette extérieure, et d’allouer des crédits à des initiatives importantes. Par ailleurs, la fiabilité dans l’approvisionnement énergétique doit être améliorée d’urgence, car elle représente un important frein à la croissance.

À moyen terme, il s’agit principalement :de créer un espace budgétaire pour l’investissement dans les infrastructures et les dépenses sociales en accroissant considérablement les recettes, d’accélérer une croissance solidaire et la création d’emplois, de réduire la pauvreté, tout en accroissant aussi la résilience aux chocs extérieurs, y compris aux catastrophes naturelles.

L’exécution du budget 2014 a été difficile, en particulier à compter du second semestre. Les ressources n’ont pas été suffisantes pour faire face à l’augmentation de la masse salariale résultant de la hausse des traitements des enseignants approuvée en mars et à des dépenses non prévues dans le budget, notamment pour les élections. Lors des entretiens, la mission a encouragé les autorités à établir un ordre de priorité parmi les dépenses pour le reste de l’année, de manière à ce que les arriérés sur les traitements et salaires et les prêts extérieurs puissent être résorbés d’ici la fin de l’année.

La mission a noté que les autorités sont en train d’établir une nouvelle Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) pour remplacer la stratégie de réduction de la pauvreté qui arrive à expiration. La mission a souscrit aux principaux objectifs de la stratégie, mais elle a indiqué que cette stratégie devait reposer sur des hypothèses réalistes en ce qui concerne le financement disponible et devrait mettre l’accent sur l’accroissement de l’attrait de l’économie comorienne pour les investissements et le tourisme. La mission a encouragé les autorités à ajouter à la stratégie une composante relative au développement du secteur privé. Par ailleurs, il convient de poursuivre résolument les réformes déjà engagées dans le secteur de l’électricité avec l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, et de les approfondir afin de réduire les pénuries d’électricité qui touchent aujourd’hui le pays et constituent un obstacle important à la croissance économique.

La mission a noté l’accroissement des créances en souffrance du système bancaire et les difficultés dans leur recouvrement. Elle encourage les autorités comoriennes à poursuivre les reformes structurelles et corriger les faiblesses persistantes dans l’application de la Loi.

Enfin, la mission a noté qu’il convient d’améliorer d’urgence la collecte des données économiques aux Comores. Le manque de production régulière de données économiques de qualité rend difficile l’évaluation des résultats économiques ainsi que leurs projections. En dépit d’un environnement budgétaire difficile, la mission a engagé les autorités à allouer des crédits adéquats au nouvel institut de la statistique afin de permettre à ce dernier de fournir les données nécessaires pour une élaboration plus pertinente de la politique économique.

La mission a confirmé que le FMI est prêt à collaborer étroitement avec les autorités à travers l’assistance technique pour l’établissement d’un cadre macroéconomique et budgétaire efficace, ainsi que la gestion de trésorerie. Une assistance technique supplémentaire est, par ailleurs, prévue dans les domaines de la politique fiscale, des statistiques de la balance des paiements, ainsi que dans la supervision bancaire.

1 commentaire sur Communiqué de presse du Fmi suite à sa mission aux Comores.

  1. j’aimerais savoir très bien un pays qui n’a ni eau ni électricité ce qu’il exporte à l’étranger. est ce que cet institution n’est pas trompé, je pense bien qu’on les a pas dit toute la vérité

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*