Communiqué du CNT après l’arrestation de ses membres

Moroni le 11 juin

Communiqué du CNT (Représailles de la conférence de la coordination du CNT dans la ville de Ouellah)

A quelques heures de l’arrivée de la mission de l’ONU aux Comores dirigé par l’expert indépendant Nills Melzer, chargée « d’évaluer l’évolution de la situation et déterminer les problèmes concernant l’interdiction de la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants », les représailles ne se sont fait pas attendre par le pouvoir illégitime et dictatorial de Azali ASSOUMANI.

En effet, Il y a à peine quelques heures seulement, ce jour, dans la ville de Ouellah située dans la région Nord de Mitsamihouli est pris d’assaut pas le PIGN (Groupe d’Intervention de la gendarmerie Nationale) qui, nous le rappelons, est le groupe de la gendarmerie spécialisé qui intervient pour régler des situations compliquées.

Et pourtant, dans le cas d’espèce, il s’agit simplement de réprimer une conférence organisée par la coordination du CNT de la région de Mitsamihuli, organisée dans un lieu strictement privé dont le but était d’échanger avec la population sur la mobilisation et l’organisation nécessaires du mouvement dans cette région.

Le CNT, salue la forte présence, la lucidité et le calme de la population malgré la présence de la gendarmerie sur les lieux avant le début de la conférence.

Sans grande surprise, la conférence a été interrompue par représailles du GIPN au moment où l’ancien ministre et député Said Mohamed (alias Adamo) devait prendre la parole pour remercier le public. Plusieurs arrestations et intimidations ont été enregistrées : Mohamed SOILIHI TADJIDINE, Ali Mohamed CHIISSI, Mohamed MSA KASSIM et Said Mohamed (Alias Adamo).

Compte tenu de ces éléments, le CNT ignore les raisons pour lesquelles le pouvoir a fait intervenir l’armée dans un lieu privé si ce n’est encore une énième fois sa volonté de réprimer et étouffer le peuple de ses libertés inaliénables afin perpétuer un pouvoir d’intimidation dont l’alpha et l’oméga c’est de régner par les armes.

Dans ces conditions le CNT rappelle au pouvoir qu’il y a eu assez de morts, de blessés et de tortures pour que le peuple accepte d’enregistrer d’autres dans le futur.

Puisse Dieu le très miséricordieux, nous accorder son soutien pour libérer notre pays! Amine.

Le Président du CNT, Mouigni Baraka Said Soilihi

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