Communiqué du réseau des élus et anciens français d’origine comorienne 

Le REFOC (Réseau des élus et anciens élus français d’origine comorienne) condamne les propos inacceptables du Président de la République, qu’il a tenus  au Centre de sauvetage et de surveillance d’Etel dans le Morbihan en Bretagne, ce jeudi 1er juin.

Monsieur le Président doit savoir que dans le bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles de l’archipel des Comores, il ne se pêche pas « du comorien ».

Là-bas périssent au quotidien des femmes et des hommes, victimes d’une situation que nos gouvernements successifs n’ont su ou voulu régler.
Ce drame quotidien qui se joue dans ce qui est devenu le plus grand cimetière marin au monde, appelle à autre chose qu’à « une plaisanterie pas heureuse ».

 

Les propos du Président de la République nous attristent et révoltent, pas seulement parce que nous avons la chance d’appartenir à ces deux respectables nations, mais aussi parce qu’ils ne sont en rien la suite attendue après le discours de Dzaoudzi du 26 mars dernier, tenu par le candidat Emmanuel Macron. Un discours qui semblait faire naître l’espoir d’une nouvelle voie de résolution de ce contentieux entre la France et l’Union des Comores.
Au lieu d’une blague « malvenue » ce qu’attendent nos concitoyens franco-comoriens, de Dunkerque à Marseille, en passant par la région parisienne, du nouveau Président de la République et du gouvernement, notamment en cette période particulière de débat préparatoire à une nouvelle législature, ce sont des propositions concrètes pour mettre définitivement fin à l’insupportable drame humain qui se joue devant nos yeux.

Le REFOC s’associe aux nombreuses voix élevées face aux propos du Président de la République, pour exiger que la dignité des comoriens bafouée en ce jeudi 1er juin, soit rétablie par les voies officielles qui s’imposent.

Le samedi 3 juin 2017

Le REFOC

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