Comores: Education nationale L’intersyndicale des enseignants à la recherche d’une solution

Moroni, lundi 03 septembre 2012 (HZK-Presse) – L’intersyndicale des enseignants du public a rassemblé ce samedi la notabilité, les partis politiques et la société civile, pour réfléchir sur l’avenir du système éducatif dans notre pays. Toutefois l’intersyndicale maintient la grève à la rentrée scolaire.

La bataille entre l’intersyndicale des enseignants et le gouvernement est lancée. Cette organisation des professeurs a réuni les notables de l’île, la société civile, la Confédération des Travailleurs Comoriens (CTC) et les partis politiques pour réfléchir sur l’avenir de l’éducation dans notre pays. Depuis quatre ans, l’intersyndicale reproche au gouvernement de ne pas respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne la fameuse nouvelle grille indiciaire qui est l’origine de tous les problèmes.Un préavis de grève était lancé par l’intersyndicale pour la prochaine rentrée scolaire. « Cela fait deux mois qu’on a lancé ce préavis de grève et le gouvernement ne s’est pas manifesté », déplore Mohamed Abdou alias Tchatcha, le secrétaire général de l’intersyndicale des enseignants. A en croire ce leader syndical le préavis de grève est maintenu jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. L’intersyndicale s’insurge aussi contre les bêtises observées dans le déroulement des examens nationaux de cette année, en l’occurrence le Baccalauréat.L’intersyndicale a fait appel aux notables, à la CTC, à la société civile et aux partis politiques pour contribuer à la résolution de ces problèmes. Des propositions sont même déjà avancées. « Il faudra trouver d’autres manières de réclamer vos droit sans pénaliser chaque fois les élèves », avance l’ancien ministre Assoumani Saandi, représentant du parti PEC dans cette rencontre.

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Une autre proposition émanant du secrétaire général de la CTC, suggère que l’Etat s’implique davantage dans la vie des gens. « Nous devons à tout prix évaluer les états généraux de l’éducation de 1994 », propose Salim Soulaimane. Il ajoute que « il faut à tout prix instaurer une dialogue social ».

Quant au Collège des Sages, il préconise d’éviter autant que possible l’affrontement entre l’intersyndicale des enseignants et le gouvernement. Et il promet de s’impliquer activement dans une médiation « entre les enseignants et le gouvernement, car dans cette affaire il nous faut de la sincérité », affirme un membre du collège des sages.
Mohamed Youssouf

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