« Comores, entre Islam religion d’État et liberté de culte »

Opinion libre:

​9ième Cercle de la Renaissance sous la thématique « Comores, entre Islam religion d’État et liberté de culte ». 
Nous nous sommes retrouvés encore une fois dans notre Bangwe moderne pour s’affronter et débattre sur la question de l’Etat, la religion et les libertés fondamentales. Une thématique qui va au-delà des réalités sociales comoriennes puisqu’il implique des facteurs exogènes. 

L’interdiction des pratiques de certains courants Islamiques aux Comores par une note du ministre de l’intérieur est, pour certains participants du Cercle de la Renaissance, une mesure liberticide, qui remet en cause non seulement les libertés fondamentales mais aussi l’esprit de la Constitution stipulant que « L’islam est religion d’Etat ».
D’autres estiment qu’au-delà de cette thèse théorique sur les libertés fondamentales, des facteurs géopolitiques internationaux notamment l’antagonisme Saoudien-Iranien contraint l’État comorien à prendre une position pour des intérêts économiques. Pour justifier cette position, des mesures fermes doivent être prises.
Il faut souliger que certains ont nourris le débat en proposant d’opter pour un État laïc aux Comores et ce, pour une meilleure garantie des libertés fondamentales. Et d’autres considèrent que l’instauration d’un État laïc aux Comores serait une remise en cause, un reniement de notre propre culture et tradition puisque entre ces dernières et la religion islamique en font une.


Le débat est fini sans pour autant qu’une des parties soient victorieux et c’est ce qui donne le plaisir de continuer à se retrouver encore une fois autour de ce Cercle dans lequel chacun s’exprime sans gène et est respecté par ses propres idées et opinions.
Le Cercle de la Renaissance c’est aussi le Cercle du respect des idées.

Hamidou Said Ali

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