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Comores-France: 1,5 million d’euros pour «un projet pilote» d’insertion des jeunes

Le projet vise à former des centaines de jeunes aux différents métiers en vue de leur offrir les conditions potentielles à leur insertion professionnelle dans divers secteurs qui contribueront à créer des services, de la richesse avec, à la clé, la possibilité de lutter en amont contre la pauvreté en milieu rural et urbain. Le ministre des Finances, Saïd Ali Saïd Chayhane, s’est félicité de cette convention, ajoutant que le pays ne peut pas lutter efficacement contre le chômage sans prendre en compte la problématique de la formation des jeunes.

La France a débloqué hier 1,5 million d’euros pour soutenir «un projet pilote» d’insertion professionnelle des jeunes aux différents métiers aux Comores. La cérémonie de signature de la convention de financement a eu lieu hier à la salle de conférence du ministère des Finances en présence du ministre Said Ali Said Chayhane, son collègue en charge de la Jeunesse, de l’emploi et de l’insertion professionnelle, Nourdine Ben Ahmed. La France a été représentée par son ambassadrice, Jacqueline Bassa-Mazzoni, et la directrice générale de l’Agence française de développement (Afd) à Moroni, Bénédict Brusset.

1 500 et 3 000 jeunes par an

Le projet vise à former des centaines de jeunes aux métiers en vue de leur offrir les conditions potentielles à leur insertion professionnelle dans divers secteurs qui contribueront à créer des services, de la richesse avec, à la clé, la possibilité de lutter en amont contre la pauvreté en milieu rural et urbain. «Si cette phase expérimentale s’avère concluante, ce dont je n’ai aucun doute, la décision sera prise d’initier une montée en puissance avec l’objectif de généraliser le dispositif sur l’ensemble des îles», a souligné la diplomate française. «A terme, ce seront entre 1 500 et 3 000 jeunes par an qui bénéficieront de ce programme capable d’ouvrir à une pluralité de métiers urbains et ruraux en résonnance avec le tissu socio-économique…», a ajouté Jacqueline Bassa-Mazzoni.

L’ambassadrice est revenue sur «le nouveau partenariat France-Comores» amorcé le 22 juillet 2019 à Paris à l’occasion de la rencontre entre les deux chefs d’Etat comorien et français au Palais de l’Elysée. «Grâce au plan de développement France-Comores de 150 millions d’euros gérés par l’Afd, nous allons pouvoir mettre en place ce projet très ambitieux de formation et d’insertion professionnel des jeunes», a-t-elle expliqué. Jacqueline Bassa-Mazzoni a fait savoir que le dispositif du projet sera mis en place en avril. «Selon le calendrier du projet de Service civique d’aide à l’Insertion (Scai), un premier centre Scai sur Anjouan sera ouvert à l’été 2020. Il permettra de former et d’insérer une centaine de volontaires», dit-elle.

La diplomate précise la formation «des plombiers, des électriciens, des mécaniciens, des charpentiers, des maçons, des couvreurs, des peintres, des conducteurs de travaux, des cuisiniers, des cultivateurs, des agriculteurs, des acteurs de la transformation de toutes ces essences, ces plantes qui poussent en abondance sur votre bel archipel». Le ministre des Finances, Said Ali Said Chayhane, et son collègue, Nourdine Ben Ahmed, ont remercié la république française pour son appui à l’insertion future des jeunes dans le cadre de ce projet. «Le président Azali Assoumani a toujours affirmé haut et fort que la jeunesse d’aujourd’hui doit constituer le socle de l’émergence des Comores», dira l’argentier de l’Etat avant de souligner que «la convention que nous venons de signer avec la France doit profiter à notre jeunesse».

Le ministre des Finances a indiqué que le pays ne peut pas lutter efficacement contre le chômage sans prendre en compte la problématique de la formation des jeunes. «C’est un projet qui a comme principal objectif de former des talents dans les différents domaines qui manquent de mains-d’œuvre qualifiées dans notre pays», a poursuivi Said Ali Said Chayhane. «Il y aura la formation des jeunes électriciens, des maçons, de mécaniciens, de cuisiniers, etc. On ne peut pas arriver à l’émergence prônée par le président Azali Assoumani sans lutter contre le chômage en mettant en place des politiques de formation au profit des jeunes», a conclu le ministre des Finances.

Chamsoudine Saïd Mhadji/Alwatwan

La Rédaction

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