Comores / France : la naïveté de nos présidents

​Les rencontres entre les présidents Français et les présidents Comoriens se succèdent et se ressemblent. Des présidents d’une puissance mondiale qui savent ce qu’ils veulent et imposent leurs vues sur des chefs d’état d’un état minuscule qui n’ont toujours pas d’orientation stratégique vis-à-vis de leur ancienne puissance coloniale. De l’impréparation technique de ces rencontres, aux imprévisions, nos présidents se font humilier par les hommes politiques français aguerris, qui ont la maitrise de leurs  dossiers   et qui ont la volonté de défendre leurs intérêts. Au cours de ces dernières décennies, les dirigeants Comoriens n’ont pas su tirer profit de l’avantage diplomatique qu’ils avaient sur la France pour sortir du dogmatisme et proposer à ce grand pays qui est la France, des solutions concrètes et réalistes pour sortir le pays de la vulnérabilité et de la pauvreté. De nos jours, nos dirigeants ont même peur d’évoquer les questions qui fâchent dans les relations entre les Comores et la France : la souveraineté de l’ile de Mayotte.
Oui, les rencontres se succèdent et se ressemblent. Elles accouchent le plus souvent, de groupes de suivi, de commissions, de missions de haut niveau qui meurent le plus souvent dans les deux années qui suivent. Le 31 janvier 2005, l’ancien Président de la République, M. Jacques CHIRAC, avait reçu, pour un entretien au Palais de l’Elysée, M. Assoumani AZALI. Selon le Communique de l’Elysée publié ce jour-là, l’entretien avait été l’occasion pour les deux pays  »  d’afficher leur volonté de redynamiser leurs relations, le Président de la République ayant notamment souhaité que soit donné un nouvel élan à la coopération franco-comorienne à l’occasion de la prochaine réunion de la commission mixte » .  Une commission mixte qui a fait long feu.  


Deux ans plus tard, le Président, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, a été reçu, le 28 septembre 2007 par son homologue français, Nicolas Sarkozy, au Palais de l’Elysée. Au cours de cet entretien, les Présidents Sambi et Sarkozy avaient partagé la conviction que «  le développement des Comores contribuera à apaiser le différend entre les deux pays au sujet de Mayotte ». Ils avaient convenu de maintenir cette question dans «  un cadre bilatéral »  et de poursuivre avec détermination le dialogue approfondi relancé entre les deux pays, afin de permettre dès que possible le règlement de ce contentieux ». Ils  avaient décidé de mettre en place un groupe de travail de haut niveau pour examiner la relation Mayotte-Comores dans son ensemble, notamment pour favoriser le développement conjoint ainsi que la circulation des personnes et des biens et parvenir à la signature d’un accord bilatéral sur ces questions. Les discussions de ce groupe technique de haut niveau qui étaient de haut niveau que du coté comorien ont pris fin avec la consultation sur  ladépartementalisation de Mayotte du mois de mars 2009.
5 ans plus tard, un autre président de l’Union des Comores, Ikililou Dhoinine, a été reçu le 23 juin 2013 à l’Elysée par le chef de l’Etat français, Francois Hollande. A sa sortie de cet entretien, François Hollande avait mis l’accent sur «  la signature d’une déclaration d’amitié » qu’il venait de signer  avec son homologue Comorien. Sur la revendication des Comores sur Mayotte, le président Hollande a été ferme. Il avait déclaré « vous connaissez les positions de chacun, nous avons préféré parler de la déclaration d’amitié ». Il avait ensuite mis l’accent sur la nécessité de développer la coopération pour aider au développement des Comores, et cela afin de « stopper les drames humains », allusion aux multiples naufrages de kwassa kwassa entre Anjouan et Mayotte. François Hollande avait souhaité des contrôles plus efficaces ainsi qu’une lutte accrue contre les passeurs. Depuis rien n’a été fait pour « développer la coopération pour aider au développement des Comores, et cela afin de « stopper les drames humains », mais beaucoup a été fait à Mayotte pour renforcer la lutte contre les «  migrants Comoriens » et la séparation avec les Comores avec la transformation de Mayotte  en région ultrapériphérique (RUP) de l’Europe le 1er janvier 2014.  
Trois ans plus tard, Francois Hollande a reçu de nouveau un président Comorien en la personne d’Azali Assoumani lke 4 octobre 2016. Selon le communiqué de l’Elysée, Il l’a félicité pour son élection et a salué la stabilité institutionnelle de ce pays. François Hollande a confirmé l’engagement de la France en faveur du développement des Comores. Il a indiqué que la France et l’Union européenne souhaitaient intensifier leur coopération dans les secteurs de la santé, de l’accès à l’eau, de l’éducation ou encore de la préservation de l’environnement et de la production d’énergies renouvelables. Il a indiqué avoir confié à MM. Xavier Darcos et Jean-Jack Queyranne, anciens membres du gouvernement français chargés respectivement de la Coopération et de l’Outre-mer, une mission d’écoute, de dialogue, puis de mise en œuvre de ce plan d’action. Selon toujours le communiqué de l’Elysée de ce 4 octobre 2016, Francois Hollande a marqué «  la volonté de la France de lutter plus efficacement contre les migrations illégales », une allusion à la lutte contre les migrants comoriens à Mayotte.
10 ans, 4 rencontres à l’Élysée entre les présidents Français et Comoriens et toujours la naïveté de nos président qui continuent de croire aux promesses de cette ancienne puissance colonisatrice qui veut vraiment du «  bien » aux trois iles souveraines de l’archipel des Comores.

Comores droit

3 commentaires sur Comores / France : la naïveté de nos présidents

  1. J’ai remarqué que nos présidents n’ont pas encore trouvé le formule de faire face aux terribles et colonisateurs présidents français.Il reste à nos enfants et nos petits-fils à effectuer le travail convenablement,certainement et sûrement.L’avenir nous le dira.

  2. Mdr vous les Comores vous vous croyez malins , sachez que vos magouilles ne pas partout vous aurez bien voulus que sa passe avec l etat français , rien qu en parlant de Mayotte et je pense vous dire que Mayotte fait partie du girond de comores certe , Mais ma belle îles est français et le restera pour toujours, et vous les comores ,les Maorés seront vos rois et reines

    • c’est du jamais vu un roi et une reine être esclaves, les mahorais ne peuvent pas être esclaves des gaulois et en même temps être rois et reines des comores car bien entendu vous êtes esclaves des français en vous résignant à votre dignité et bientôt d’ici 50 ans à 100 ans le son des cloches envahira mayotte toute entière pendant que vos aïeux ancêtres se tournent dans leurs tombes en enendant midi et soir ces cloches et le mariage gay une pratique car c’est une loi de la nation gauloise et comme l’a dit sarkozi quand on est descendant de gaulois il faut être christianisé…

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