Comores-France : l’humiliation de plus

La note de service en date du 24 mai 2016 interdisant l’ acceptation de toute embarcation des personnes qui font l’ objet de reconduite aux frontières en provenance de Mayotte » a été annulée par le Directeur régional adjoint de la police quelques heures après sa signature. Le nouveau préfet de Mayotte a donné les raisons de ce revirement spectaculaire du gouvernement comorien ce 24 mai 2016 sur la chaine de la télévision Mayotte première. C’est l’ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores qui est intervenu auprès des autorités comoriennes pour faire annuler cette note.

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Cette humiliation de plus nous rappelle une autre humiliation subie il y a 5 ans à la veille de la prestation de serment du nouveau président de l’Union élu à l’époque : le fameux accord du 1er avril 2011 signé entre des représentants du gouvernement comorien et l’ambassadeur de France qui a permis la reprise des expulsions des Comoriens de Mayotte. Deux semaines auparavant, le Gouvernement avait décidé de ne plus accueillir les refoulés de Mayotte qui ne présentent pas de pièces d’identité comoriennes.

Le Numéro 238 du journal  l’archipel du 5 avril 2011 avait titré «   France- Comores : Une humiliante reddition ». Dans ce numéro, son Directeur de la publication, Aboubacar Mchangama était revenu sur l’humiliante reddition du Gouvernement comorien à la suite de la signature le 1er avril 2011 du Compte-rendu des réunions de concertation entre l’ambassade de France aux Comores et les représentants du gouvernement comorien tenues à Moroni les 24, 26 et 31 mars 2011. Il avait écrit « la guéguerre diplomatique est finie. Elle n’aura duré que deux semaines. A peine. Le gouvernement a jeté l’éponge. Arrêt sans K.O. Une reddition ». Cette fois ci, la guerre n’a duré que deux heures. L’histoire se répète à un jour de la prestation du nouveau Président de l’Union.

Pour l’ histoire, nous partageons avec vous le fameux accord du 1er avril 2011 ainsi que trois articles publiés dans ce blog en avril 2011 en réaction au dit accord dont ceux de Madjuwani Hassani et de Soeuf Elbadawi Souef qui sont d’ une brulante actualité.

Comoresdroit

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