Comores Hydrocarbures : Vers une révision de l’accord avec Ngs 08 octobre 2012

La société comorienne des hydrocarbures ne peut pas s’acquitter de ses devoirs envers le pays si nous ne modifions pas certains points du contrat avec notre fournisseur, Ngs“ a affirmé, hier dimanche, en conférence de presse, le directeur général de la Sch, Ousseine Cheick Soilih. Dans la foulée, la Sch a annoncé avoir pu obtenir la révision du contrat aussi “long“ que “ruineux“ – à en croire plusieurs experts qui ont eu à l’étudier – qui la lie avec son fournisseur principal Ngs.

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“La Sch a entamé beaucoup de démarches pour faire accepter à Ngs un processus de négociation. Nous pensons que les choses évoluent positivement dans la mesure où Ngs accepte le principe de révision de contrat“ peut-on lire dans une note remise à la presse. L’équipe qui était chargée de transmettre la lettre de mission aux responsables de Ngs à Dubaï, en septembre dernier, a également obtenu que les négociations aient lieu à Moroni. Pour l’heure, Ousseine Check Soilih insiste sur le fait que la société nationale est dans une logique de négociation avec son fournisseur mais reconnait que le contrat pourrait être rompu s’il n’y avait pas d’entente sur les “points importants“.

Depuis le début de son contrat avec Ngs, en 2009, la Sch s’est trouvée dans l’incapacité de payer la taxe unique, un impôt pourtant capital pour le budget de l’Etat. Ce, d’autant plus que son principal client, la société nationale d’eau et l’électricité, Ma-mwe, n’arrive toujours pas à honorer la moitié de ses factures de gasoil, selon toujours le patron de la Sch. Depuis le mois d’août la Sch s’approvisionne auprès de “Bakhresa“.

“Il n’y a pas, jusqu’ici, de contrat signé avec ce groupe tanzanien mais uniquement des commandes d’achat ponctuelles“ a tenu à préciser, Ouseine Cheick Soilih. En tout, c’est deux commandes qui ont été livrées pour la consommation des mois d’aout et septembre derniers. La Sch indique que chaque commande a été honorée par le fournisseur en plusieurs livraisons et avec des conditions de paiement très avantageuses. En effet, les bénéfices engendrés avec les commandes auprès de Bakhresa, en comparaison avec le fournisseur principal, serait d’un peu plus de 250 millions de francs par mois, en intégrant les frais de la lettre de crédit exigé par la multinationale tanzanienne.

La Sch a mené ces opérations par lettre de crédit avec le soutient d’une banque comorienne. “Tous les paiement effectués sont passés par la voie bancaire conformément à la lettre de crédit“ a-t-il été souligné au cours de la conférence. Le directeur de Sch a, par ailleurs, tenu à assurer que le carburant est conforme aux normes requises. “Nous avons livré ce même carburant à Ndzuwani et Mwali et il n’y a pas eu de problème“ devait compléter l’inspecteur général Bacar Mmadi, présent à la conférence, avant d’ajouter : “Il fallu attendre douze jours après la livraison pour entendre dire que des véhicules avaient des problèmes après voir utilisé ce carburant“.

Il faut dire que cette polémique sur une probable mauvaise qualité du carburant a tourné court. Le directeur a indiqué que dans certaines stations, sans les nommer, le carburant était mélangé avec de l’eau, en précisant qu’il s’agissait de “rares exceptions“. Connu pour sa discrétion, Ousseine Cheick Soilih a, sur ce coup, rendu à ses détracteurs la monnaie de leur pièce. D’abord en dénonçant des critiques “infondées“ parues dans un quotidien local au sujet des opérations commerciales avec Bakhresa.

“Il n’y a pas eu de contrebandes, ni de clandestinité“, se défend-il. Il a justifié l’intérêt de travailler avec une équipe restreinte afin de préserver le pétrolier de tout risque de sabotage en mer. “Ils ont le droit de postuler pour mon poste mais pas de chercher nuire à un bien public“, a-t-il conclu.

Toyb Ahmed

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