L’appel d’Achirafi Saïd Hachim à la diaspora

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Achirafi Saïd Hachim à Paris en novembre 2015 © Ch. Rigaud

Afrikarabia : Les prochaines élections présidentielles aux Comores sont fixées au 20 février et 10 avril 2016. Comment se déroule votre campagne depuis son lancement en juin dernier ?

Achirafi Saïd Hachim : J’ai de plus en plus de soutiens, notamment du côté de la diaspora, qui semble très motivée. Aux Comores, de nombreuses personnalités me rejoignent d’Anjouan, de Mohéli et de Grande Comore. Le calendrier est désormais fixé. Je ferai une tournée dans les îles, notamment à Grande Comore, afin de maintenir ma dynamique de campagne, mais je serai en France pour un grand meeting le 10 janvier 2016 avec la diaspora, qui aura lieu à Neuilly-sur-Marne. Je retournerai aux Comores juste après pour entamer la campagne qui s’ouvrira officiellement le 20 janvier.

Afrikarabia : Quelles sont vos chances dans cette élection ?

Achirafi Saïd Hachim : J’ai grand espoir de faire partie des trois premiers qui vont concourir au second tour des élections générales. Les conditions sont excellentes et je suis serein.

Afrikarabia : Contrairement à ce qu’annonçait le gouvernement, les Comoriens de l’étranger ne pourront pas participer au scrutin. C’est une déception ?

Achirafi Saïd Hachim : Oui, le gouvernement a fait marche arrière. Et tout le monde en connait la raison : la diaspora a toujours été très critique vis à vis du régime.

Afrikarabia : La diaspora joue pourtant un rôle important aux Comores ?

Achirafi Saïd Hachim : Tout à fait, et je voudrai lui faire passer un message d’espoir. Il faut résister et continuer à soutenir le pays pour changer les choses. J’appelle la diaspora et cette jeunesse à jouer un plus grand rôle dans le développement économique du pays. Si je suis élu, je ne pourrai pas développer le pays sans la diaspora et les jeunes. Ils sont bien formés, ils sont chefs d’entreprise, médecins, avocats… et le pays en a besoin. Si je suis élu, je constituerai les structures appropriées pour qu’ils viennent tous relever notre pays et recréer l’espoir.

Afrikarabia : Si vous devenez président, les Comoriens de l’étranger auront le droit de voter ?

Achirafi Saïd Hachim : C’est un engagement que je prends. Il y aura notamment des députés de la diaspora et pourquoi pas un ministre. Ce seront les élus et l’Assemblée nationale qui décideront, mais je proposerai cette idée aux institutions.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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