Comores: les sacs en plastique bannis à partir de 2016

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«La protection de l’environnement est une priorité, il faut penser à l’avenir de nos enfants», a annoncé le premier adjoint au maire chargé de l’urbanisme Moustoipha Chamsidine, qui a indiqué qu’«à partir de cette date, la vente de sachets en plastique sur la commune de Moroni sera assimilée à un délit».
Après avoir rappelé les effets nocifs des emballages en plastique sur l’environnement et la santé, la directrice de l’Environnement Mme Fatouma Abdallah a assuré que «leur interdiction serait un grand pas dans la protection de l’environnement et la santé», et que «le manque à gagner financier» pour ceux qui en vivent du commerce «n’est rien à côté du coût sanitaire provoqué par les effets d’une pollution qu’on peut éviter», a-t-elle dit.

COMMERCE LUCRATIF

Les sachets en plastique sont devenus un élément du paysage de la capitale comorienne et des environs, et il n’est pas rare de voir des chèvres en divagation mastiquer du sachet plastique. Un projet similaire, mais sur le plan national, présenté en 2011 au gouvernement sous l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi par la direction de l’Environnement avait été rejeté.
La direction de l’environnement n’était pas en mesure vendredi de fournir une estimation sur la quantité de sachets annuellement importés dans l’archipel. Mais au ministère du Commerce, on estime que le commerce des sachets pourrait annuellement rapporter entre 100 000 euros et 120 000 euros, une somme importante localement.
Par Lexpress Madagascar

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