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Comores : non-assistance à un peuple en danger, graves défaillances de l’Etat et droit d’ingérence humanitaire

Dans un récent post au sujet de la pandémie mondiale coronavirus, j’ai tenu à associer mon inquiétude à celles et ceux nombreux chez nous aux comores qui se posent légitimement la question sur la capacité de notre pays, à faire face aux conséquences imprévisibles de ce virus si par malheur il devait infecter la population comorienne. Tout le monde s’accorde à dire que l’intervention du colonel Azali Assoumani sur les mesures que l’État comorien entend prendre pour prévenir ce virus et faire face à ses conséquences éventuelles était très décevante. Il n’a pas jusqu’alors pris la mesure de cette guerre mondiale et pour preuve son insouciance et celle de ses collaborateurs qui, au lieu de rassurer et d’informer la population sur cette crise sanitaire, se déchirent, s’insultent, se ridiculisent et paralysent les institutions de l’État qui sont prises en otage par des fractions qui se partagent et luttent pour le pouvoir au mépris des inquiétudes de la population qui apprend que nos pays voisins en sont déjà infectés.

L’inquietude est encore plus grande lorsque dans le contexte de guerre mondiale, les fonctions régaliennes d’un Etat, notamment la sécurité et la justice ne sont plus assumées et que l’anarchie perdure avec toutes ses conséquences. Sinon comment expliquer les déchirements et les haines entre les tenants des services de l’État qui ont conduit le Parquet de Moroni et le juge administratif à dépouiller le ministre de l’intérieur de ses prérogatives constitutionnelles au profit d’une autre autorite ou institution. La suspension des fonctions de la police nationale par le parquet et l’annulation par le juge adminitratif d’une décision du ministre de l’intérieur se rapportant à l’organisation d’une élection, sont des actes extrêmement graves et révélateurs de la défaillance et de l’insouciance du colonel Azali Assoumani qui, seul en assumera l’entière responsabilité. Il est le garant de la sécurité et de la santé des comoriens. Il est à l’origine des agissements de ses collaborateurs qui se déchirent pour le pouvoir au point de paralyser les institutions régaliennes et il n’a pas pris la moindre mesure appropriée pour prévenir l’entrée de ce virus sur notre territoire. La fermeture des frontières physiques est l’arsenal utilisé par tous les pays pour empêcher l’entrée du virus sur leur territoire et la déclaration solennelle de l’union de l’opposition comorienne est parfaitement fondée lorsqu’ elle déclare Azali responsable de ce qui pourrait se passer. Selon la constitution,  » Il incarne l’autorité de l’État et qu’il assume  » le fonctionnement normal des pouvoirs publics « . Alors que les pays voisins sont déjà touchés par le virus, Azali Assoumani a pris du temps pour prendre des mesurettes pour reguler les frontières au lieu de les fermer.

Je fais appel à toutes les forces vives des Comores à se mobiliser pour saisir les instances internationales d’une requête pour demander le bénéfice du Droit d’Ingérence Humanitaire. Il s’agit d’un instrument du droit international utilisé pour combattre l’anarchie et suppléer la défaillance des États. Nous devons en demander le bénéfice et l’utiliser pour maintenir nos compatriotes en vie, leur accorder le droit à la vie.

Said Larifou

La Rédaction

1 commentaire sur Comores : non-assistance à un peuple en danger, graves défaillances de l’Etat et droit d’ingérence humanitaire

  1. Mr Elarif à force de vouloir critiquer tu risque de commettre l’irréparable.
    Tu dis nos pays voisins sont attaqués, donc Mayotte est un pays voisin, puis Maurice, Madagascar….
    Je te demande pas de te réagir. Mais de lire les commentaires qui te sont adressées.

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