Comores :Rentrée 2012-2013 : toujours pas de calendrier scolaire

A moins de deux semaines de l’ouverture de classe dans les écoles privées, la rentrée scolaire officielle, dite de l’école publique, n’est pas toujours connue. Le ministère de l’Education nationale n’a toujours pas communiqué le nouveau calendrier de cette année scolaire2012-2013.

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D’abord prévu pour le 24 septembre dans le calendrier scolaire de l’année dernière, l’ouverture de classe dans le public demeure sans délai. Parents et élèves restent dans l’angoisse. Le dossier semble explosif, mais le ministère de l’Education est visiblement conscient des enjeux du préavis de grèves des enseignants.

“Nous préparons une rencontre nationale sur l’école et la réorganisation en profondeur. De manière officielle, des discussions avec l’ensemble des parties impliquées dans la crise scolaire sont prévues afin de trouver une solution durable“, déclare le secrétaire général du ministère de l’Education. “Au-delà du fait de sauver une année scolaire, nous voulons sauver l’école comorienne“, certifie Nouroudine Abdallah, avant d’ajouter que “le calendrier scolaire ne va pas tarder à être communiqué“.

Selon le directeur général de la planification de l’Education nationale, la démarche du ministère serait claire : susciter et imaginer de nouvelles perspectives et de nouvelles formules de partenariat entre les acteurs éducatif, en définissant en commun, des objectifs conjoints orientées essentiellement vers l’action.

“Cette stratégie aura un objectif principal: matérialiser la vision du Chef de l’Etat, qui ambitionne de moderniser l’école comorienne et d’améliorer les conditions de travail des enseignants et des élèves”, demande Attoumani Ali. Malgré le préavis de grève annoncé la semaine dernière, les syndicats n’ont pas fermé la voie du dialogue avec le gouvernement. Ils proposent un partenariat stratégique et solide qui sera construit entre les différents acteurs – partis politiques, enseignants, parents d’élèves et société civile – et qui permettra d’améliorer et de renforcer les performances du système éducatif comorien.

“Nous espérons que celle-ci servira à promouvoir un dialogue franc avec le gouvernement et la recherche de solutions aux doléances des syndicats d’enseignants en vue de contribuer à mettre un terme à la douloureuse rupture des négociations“, soutient le professeur Mohamed Ibouroi.
Nakidine Hassane

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