Comores : une loi pour protéger les consommateurs

Les élus comoriens ont adopté hier deux projets de loi, dont l’un, portant sur la régulation des produits alimentaires, et l’autre, entérinant le nouvel accord de défense entre les Comores et la France.

L’assemblée nationale des Comores a bouclé l’examen des deux textes mardi 25 décembre en fin de journée. Le premier projet de loi a été élaboré pour améliorer la réglementation de l’île en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire. Il « vise à protéger les consommateurs contre les denrées alimentaires infestés, les fraudes et les tromperies ainsi que les matériaux au contact des aliments pouvant mettre la santé en danger, d’assurer ensuite l’hygiène et la sécurité sanitaire de toute la chaîne alimentaire dans de bonnes conditions et de définir les conditions de contrôles des produits alimentaires locaux et ceux importés  », explique le quotidien en ligne Alwatwan.net.
Au cours du débat dans l’hémicycle, les élus comoriens ont affiché leur volonté à mettre en place une nouvelle loi plus répressive pour lutter efficacement contre la vente et la consommation des aliments de mauvaise qualité.
« Quoi que nous soyons des musulmans inconditionnels, nous nous devons de nous protéger contre certaines maladies et infections et ne pas tout remettre sur Dieu, bien qu’il soit le Tout puissant », déclare le vice-président Fouad Mohadji. Selon lui, il existe dans l’archipel « des gens mal intentionnés  » qui n’hésiteraient pas à user de tous les moyens imaginables pour faire tourner leurs petites affaires.
Le projet de loi a comme objectif premier « d’asseoir un cadre législatif de régulation des produits alimentaires afin d’assurer une sécurité sanitaire des aliments et d’éviter des conséquences négatives sur la santé publique et sur l’économie ».
Pour sa part, le député Ahmed Moumini Soefou estime que la propreté doit être l’affaire de tous, allant du niveau familial et communal, voire national. « Sans une ville, un marché et des lieux propres, il n’y aura jamais d’aliments propres », lance-t-il.
Le vice-président Fouad Mohadji a abondé dans le sens de l’élu de la Grande-Comore, en remettant sur le tapis le problème des ordures qui jonchent les rues de Moroni. D’après lui, « tant qu’un terrain ne sera pas trouvé », la capitale comorienne continuera à crouler sous les déchets.
En outre, le deuxième texte examiné en session plénière concernait le nouvel accord de défense entre la France et l’Union des Comores. Les députés comoriens ont entériné à l’unanimité ce texte qui prévoit notamment des programmes de formations, de stages et de l’assistance technique en faveur de l’Armée nationale de développement (And).
Source : Alwatwan.net

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