Conflit Tsidjé/Salimani Itsandra : Réconciliation effective dans 60 jours

Réunie au palais du peuple hier, la commission chargée de résoudre la crise qui secoue les localités de Tsidjé et Salimanai dans l’Itsandra, a restitué son rapport après les pourparlers qu’elle avait engagés. La cérémonie de réconciliation effective est prévue de se tenir dans un délai de 60 jours.

Plus d’un an que cela dure, le conflit qui a divisé Tsidjé et Salimani devrait être enterré de manière définitive dans deux mois. C’est en tout cas ce qu’envisage la commission chargée de résoudre le bras de fer qui a fait plusieurs dégâts collatéraux de part et d’autre. Devant les « notables », cadres et ulémas de la région hier au palais du peuple, la commission qui compte en son sein les deux députés de la région a restitué son rapport et présenté une feuille de route. Cette dernière a été approuvée à l’unanimité, sous quelques réserves.

En effet, le village de Tsidjé « accepte la feuille de route qui doit être retravaillée notamment sur la question des frontières », une réserve émise par le docteur Abdereman Wadjih, au nom selon ses dires de ladite localité. Une réticence qui n’a toutefois pas entravé le processus de paix. La feuille de route recommande vivement la reprise de la libre circulation des habitants des deux localités entre celles-ci. Dans un délai ne pouvant pas dépasser 60 jours, se tiendra à Ntsoudjini la cérémonie de réconciliation effective, stipule encore la feuille de route présentée par le député Tocha Djohar, rapporteur de la commission.

La « notabilité » d’Itsandra qui préfère jouer un rôle d’observateur a adhéré à ladite feuille de route. « On laisse la commission faire son job. Toutefois, nous sommes derrière elle et observons minutieusement », a-t-il déclaré. Il poursuivra que la commission doit aller annoncer la nouvelle aux deux localités belligérantes. Revenant sur la question de limitation des frontières, évoquée par Tsidjé, Mohamed Ahamada était catégorique. Pas question, selon lui, que les notables interviennent sur cette question « extrêmement sensible » car ce n’est pas dans leurs cordes. Il recommande aux mairies de s’y pencher car « c’est leurs prérogatives ».

Présent à la rencontre, le de la région Said Djaé est convaincu que quel que soit le degré de violence engendrée, la paix est toujours possible. « Beaucoup ont connu pire que nous. Et aujourd’hui ils sont comme des frères. Tsidje comprend, et ce malgré ses blessures si profondes. Salimani comprend, et ce malgré ses blessures si profondes ».

Toufé Maecha/LGDC

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