Coopération bilatérale France-Comores : «Restructurer pour gagner en cohérence et en pertinence dans la réponse aux priorités du développement»

Par Ali Abdou

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Une journée d’information sur les programmes français et européens d’appui à la société civile comorienne dans le cadre de la programmation conjointe Ue/France pour les Comores sur la période 2015-2020 a été organisée, le 17 décembre au palais du Peuple par le Commissariat général au plan, l’ambassade de France, l’Agence française de développement et l’Union européenne. Cette journée avait pour but de présenter le fonctionnement et les objectifs des programmes existant actuellement en Union des Comores ainsi que leurs réalisations et leurs perspectives dans l’avenir.

«Des enjeux particuliers»

Dans une brève présentation, l’ambassade de France a présenté son action aux Comores qui s’inscrirait, aujourd’hui, dans le cadre de la «stratégie conjointe» de coopération Union européenne-France pour les Comores entre 2014-2020 et dont la signature a eu lieu en octobre 2015 avec une dotation globale prévisionnelle de 135 millions d’euros.

Les intervenants ont présenté les secteurs de concertation de la coopération française pour la période 2015-2019 qui entre dans le cadre du «développement durable» (eau, assainissement, environnement, y compris les activités agro environnementales), de la santé (avec le projet Pasco 2 et 3 jusqu’en 2018), du «soutien à la croissance» (développement économique, finances inclusives), de la «gouvernance» (soutien au Français, appui aux institutions financières, à la douane et à la Justice), et à l’enseignement supérieur, à la Culture et à la société civile avec le Fonds social de développement (Fsd) et le programme franco-comorien de co-développement (Pfcc).

Du côté de l’ambassade, on a souligné deux programmes «souples» mis en œuvre entre 2012 et 2016 et destinés à financer des microprojets portés par des organisations de la société civile ou, dans le cadre d’appels à projets particuliers, par des autorités locales, notamment en appui à la structure des communes.

Deux autres programmes «ont été mis en œuvre» par le Service de coopération et d’action culturelle de la représentation diplomatique française pour un montant global de 2,13 millions d’euros sur la période 2013-2016, dont treize projets pour le Fonds social de développement et plus de soixante projets soutenus pour le programme franco-comorien de codéveloppement.

«Ces deux programmes sont, aujourd’hui, en fin d’exécution (fin comptable prévue au 31 décembre 2016 pour le Pfcc)», a tenu à préciser l’ambassadeur de France, Robby Judes. Selon lui, ces programmes accorde une priorité à «l’accompagnement de la société civile pour le renforcement des compétences techniques et professionnelles, l’appui à la création de richesses (accompagnement de producteurs agricoles, appui aux filières de rente notamment), l’appui à la décentralisation et au renforcement des mairies, l’appui à la scène culturelle et patrimoniale du pays».

«Gagner en cohérence»

Dans sa lancée, il rappelé l’un des enjeux particuliers de ces initiatives qui aurait été, notamment, de «promouvoir le développement solidaire en impliquant les communautés comoriennes de l’étranger, pour leur permettre d’être associés à la définition, le financement et la mise en œuvre de projets tournés vers le développement local».

Dans son allocution, le commissaire général au Plan s’est étendu sur le rôle important que doit jouer la société civile dans le pays. Pour lui, l’espoir résiderait dans les associations volontaires de la société civile «vouées à la résolution de problèmes concrets, censées renforcer le lien social, la démocratie, la bonne gouvernance et le développement socio-économique du pays et concrétiser un engagement en faveur des aspirations du peuple comorien».

Au nom du gouvernement comorien, Fouad Goulam a rappelé que les Comores se réjouissaient des interventions de la France et de l’Union européenne et a souhaité que la France et l’Ue, «partenaires de premier plan en Union des Comores», poursuivent leur appui aux différents secteurs du pays.

«Cependant, devait-il poursuivre, force est de rappeler qu’avec le changement politique intervenu, la vision, les orientations et les priorités ont changé et que cela exigeait, désormais, un exercice de restructuration des différents projets de développement de notre pays et une révision du cadre stratégique national de développement pour gagner en cohérence et en pertinence dans la réponse aux priorités de développement». 

Alwatwan 

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