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Coronavirus: en Italie, les médecins contraints de « choisir » qui doit mourir

Alors que les hôpitaux sont submergés de malades infectés par le coronavirus, les médecins disent qu’ils sont confrontés au dilemme de choisir entre la vie et la mort de leurs patients. Une situation qu’ils disent n’avoir jamais vécue auparavant.

Les médecins en première ligne de la lutte contre le coronavirus en Italie disent qu’ils doivent sélectionner ceux qui reçoivent un traitement salvateur.

Les nouvelles infections à coronavirus se multipliant par centaines chaque jour, l’Italie a du mal à trouver suffisamment de lits dans les hôpitaux pour traiter les malades.

« Si une personne dont l’âge est compris entre 80 et 95 ans est en grave détresse respiratoire, il est peu probable qu’elle poursuive son traitement », a déclaré au journal Corriere della Sera le médecin Christian Salaroli, chef de l’unité de soins intensifs d’un hôpital de Bergame, dans le nord de la Lombardie.

« Ce sont des mots terribles, mais qui sont malheureusement vrais. Nous ne sommes pas en mesure de tenter ce que vous appelez des miracles », a dit M. Salaroli.

Mais qu’est-ce qui fait que ces décisions de vie ou de mort sont nécessaires dans le cas de l’épidémie en Italie ?

Des choix difficiles

Le coronavirus s’avère particulièrement mortel en Italie – plus de 4 000 personnes sont mortes en quatre semaines environ, dans ce pays, selon un bilan du samedi 21 mars. Le même jour, le décompte des infections en était 47 000 cas confirmés.

Selon les Nations unies, le pays a la deuxième population la plus âgée du monde après le Japon. Ces personnes sont celles qui souffrent le plus de la maladie, une fois qu’elles sont infectées.

Au début de ce mois, la Société italienne d’anesthésie, d’analgésie, de réanimation et de thérapie intensive (SIAARTI) a publié des recommandations éthiques destinées aux médecins qui devraient obtenir un lit de soins intensifs « dans des conditions exceptionnelles », ce qui signifie qu’il n’y aurait pas de place pour tout le monde.

Plutôt que d’admettre les patients sur la base du « premier arrivé, premier servi », la SIAARTI conseille aux médecins et aux infirmières confrontés aux « choix difficiles » de se concentrer sur les patients qui ont plus de chances de guérir après un traitement intensif.

« Ce n’est pas la SIAARTI qui propose de traiter certains patients et de limiter le traitement pour d’autres. Au contraire, ce sont les situations d’urgence qui [l’expliquent] », précise la Société italienne d’anesthésie.

Source: BBC

La Rédaction

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