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Coronavirus : Les Comoriens doivent se préparer au pire

Tribune : A l’attention d’Azali Assoumani

Prendre la parole, sensibiliser pour sauver des vies. Nombreux sont les comoriens qui poursuivent cet effort tous les jours, y compris nous au premier front dans la mesure où on livre incessamment nos constats sur les médias en ligne.

J’assume ne pas pouvoir vous épargner ma haine que j’arbore fièrement si bien que je me réjouie que cela à commencer à porter ses fruits.
Face au covid 19, le plan de bataille que je vous ai suggéré est suivi à la lettre. En moins de 24 heures, les frontières sont hermétiquement fermées, l’armée déployée à Anjouan.
Je vous remercie car c’est la première fois que vous appliquez des mesures qu’un simple citoyen vous a recommandé.

A bien des égards, ON DOIT SE FAIRE L’IDEE QUE CORONAVIRUS EST DÉJÀ AUX COMORES. Notre souhait est qu’aucun comorien ne l’attrape. Mais comment en être sur si on ne sait pas qui est porteur et où l’éviter ? C’est ainsi qu’il faut reconnaître que vous avez la lourde tache d’appliquer les mesures de confinement et de dépistage pour qu’on puisse dresser un mur devant ce catastrophe. Pour cela il faut mettre à l’arrêt la circulation inter île, les transports en commun, l’administration, les marchés, les mosquées pour qu’on puisse limiter la propagation du virus.

Monsieur Azali, je vous incite à comprendre que chacun de nous a un projet pour ce pays. Que cela soit pour l’émergence ou contre le coronavirus, la lutte ne serait efficace que si les efforts sont communs. Le monde est en guerre et chaque pays fait appel à ses réservistes. D’autant que la chine vole au secours de l’Italie, cuba et Venezuela ne crachent pas sur l’Amérique et l’Europe mais tendent la main.
Je pense que ces gestes nous interpellent. La situation actuelle nous exige de lancer un appel solennel pour la réconciliation nationale, le retour des exilés politiques et la libération de tous les prisonniers politiques y compris Sambi.

Monsieur Azali, Il est bien évident que les autres pays mènent une lutte acharnée contre le coronavirus mais aussi d’ors et déjà des dirigeants pensent comment relever et construire leurs pays, dont l’économie est minée par cette pandémie. Est-il vrai qu’on pourrait trouver un remède pour vaincre le coronavirus mais tant qu’on enterre pas l’égoïsme politique pour faire taire les petits calculs politiques, l’hécatombe nous guettera aussi longuement qu’on hésite à établir une dialogue de paix pour faire taire les armes ?

Monsieur Azali, vous n’êtes pas un monstre mais un dictateur qui peut guérir. Embrasser les bonnes visions pour sortir le pays dans les pénombres, c’est ce qui manque en vous. Si bien que vos conseillers les empêchent soit par ce qu’elles n’émanent pas d’eux ou simplement car ils sont improductifs ou qu’ils sont là juste pour le mangement.

Par Cap Patrie

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