Corruption. “Il faut maintenant passer aux actes”

La Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (Cnplc), en partenariat avec le bureau de l’Union européenne (Ue) en Union de Comores, a organisé hier, jeudi 17 mai au Retaj Moroni hôtel, un atelier national en vue de l’élaboration de la stratégie de prévention et de lutte contre la corruption.

La rencontre a rassemblée des experts mandatés par l’Ue, des représentants du gouvernement, des autorités de l’appareil judiciaire, des membres de la société civile et des directeurs généraux des sociétés d’Etat, entre autres. L’assise a été organisée dans le but d’établir les dispositions adéquates qui permettront à l’Union des Comores de lutter efficacement contre le fléau.

La journée a été dominée par les échanges d’idées entre participants afin de “dégager les lignes directrices“ qui permettront de définir la stratégie nationale de lutte contre la corruption et le plan d’action nécessaire pour le suivi et l’évaluation des activités engagées dans le domaine.

Selon Maoulida Mabrouk, secrétaire général adjoint du gouvernement, qui intervenait au nom du chef de l’Etat, “il ne suffit pas d’élaborer des textes, encore faut-il les utiliser et bien les utiliser“. L’attachée au bureau de l’Ue aux Comores, Anna Costantini, a déclaré que si l’appuie de l’Ue est, certes, utile il reste un petit appui confronté à l’énormité de la tâche et qu’il s’agissait, avant tout, d’une lutte comorienne.

“Cet atelier marque le début du vrai travail. Après une phase de diagnostic, il faut maintenant passer à l’action et c’est vous qui allez définir les axes principaux de cette action. Les résultats de cette lutte dépendent donc de votre travail d’aujourd’hui et de demain“, devait-elle lancer. La corruption constitue un fléau planétaire auquel l’Union des Comores,n’est pas épargnée.

Selon le secrétaire général adjoint, le chef de l’Etat étant conscient de cette situation et dans le souci de conduire le pays vers un développement harmonieux, “a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Depuis son installation à la tête du pays, le chef de l’Etat a manifesté dans toutes les occasions, sa détermination à soutenir sans réserve toute initiative et démarche tendant à éradiquer la corruption dans notre pays.

C’est ainsi qu’après avoir mis en place la commission chargée de la prévention et de la lutte contre la corruption, il a lancé un appel aux cadres des administrations, aux directeurs des sociétés d’Etat, aux notables, aux associations culturelles, aux jeunes et aux autorités judiciaires de s’associer à lui pour combattre le fléau.”

Mm

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