Crash du vol Inz 170 : Du temps pour déterminer les causes

 

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Le directeur général par intérim de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) a répondu, hier mercredi, aux questions de la presse comorienne suite au crash du vol Inz 170 avant-hier, mardi. Ali Abdou Mohamed a ainsi dévoilé les différentes étapes liées à une situation semblable. “Après l’amerrissage, il fallait d’abord tout faire pour sauver le maximum de vies. Fort heureusement, tout le monde est sorti indemne“, a-t-il rappelé.

Ensuite, ont suivi les notifications officielles qui informaient l’Organisation de l’aviation civile internationale, le constructeur et l’assureur de l’appareil. Pour l’heure, la sécurisation de la zone du crash semble être la priorité des priorités et ce, pour les besoins des investigations. “L’enquête devra déterminer ce qui s’est réellement passé mardi. Nous essayons, pour ce faire, de remonter les boites noires dans les meilleurs délais“, a indiqué le directeur général par intérim de l’Anacm.

Par rapport à d’autres accidents, Ali Abdou Mohamed a estimé que le dossier du crash de l’Embraer 120 est moins complexe. “Il s’agit d’une enquête complètement comorienne“, a-t-il déclaré, expliquant que l’accident et l’immatriculation de l’aéronef (D6-Hua) avaient eu lieu dans l’archipel, ainsi que son exploitation.

“Le ministère des Transports est chargé de suivre de près, la suite des opérations et de déclencher les procédures prévues dans des telles circonstances“, pouvait-on lire, mardi, dans le communiqué du gouvernement, qui annonçait la mise en place d’une cellule de crise réunissant les départements des Transports, de l’Intérieur et de la Défense, entre autres autorités compétentes. “Le gouvernement ne va pas tarder à mettre en place une commission spécifique qui conduira l’enquête de ce crash“, a exprimé l’ancien enquêteur-principal du dossier Yemenia (vol Iy 626 du 30 juin 2009, Ndlr).

Voulant couper court à certaines rumeurs et accusations liées au crash de l’aéronef de la compagnie Inter-île air, Ali Abdou Mohamed est intervenu devant les journalistes pour faire quelques éclaircissements. “S’il y avait des défaillances connues auparavant, la direction de la sécurité des vols aurait interdit l’exploitation de l’appareil jusqu’à ce que les recommandations soient prises en compte“, a précisé le directeur général par intérim de l’Anacm, qui a évoqué le fait que l’aviation civile française n’avait remarqué aucun défaut lors d’un contrôle, le 18 novembre, sur cet appareil fabriqué en 1989.

Ce serait un autre aéronef de la même compagnie, un Cessna, qui aurait connu des incidents aéronautiques en octobre dernier. Ali Abdou Mohamed a aussi présenté les différents prestataires de services présents à l’aéroport Moroni-Hahaya, accusés par certains de manquer à leurs missions. Sur les questions de sûreté et de sécurité, le directeur général par intérim a confirmé que “notre aéroport international a bien les normes et les équipements de sécurité“.

Une mission de l’Oaci aurait fait un audit sur nos installations et notre réglementation, il y a moins de deux mois. A priori, la charge de secourir des rescapés d’un accident en mer reviendrait aux autorités nationales, plus précisément à la toute nouvelle Direction générale de la sécurité civile (ancienne Cosep), qui fonctionnerait avec les moyens de bord, ou encore à la récente unité de garde-côtes…
 

O.D. Irchad

Alwatwan

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