Crash du vol Yemenia aux Comores, une commission parlementaire yéménite contestée par les familles

 

 

Plus de trois ans après le crash de l’Airbus A310 de Yemenia Airways le 30 juin 2009 au large des Comores, les causes exactes de cette catastrophe ne sont pas encore clairement établies.

Plusieurs députés yéménites souhaitent aujourd’hui mettre sur pied dans les plus brefs délais une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances et les possibles responsabilités entourant le crash.

L’occasion pour eux d’enquêter également sur un autre dramatique accident aérien qui a fait 10 victimes en novembre dernier au Yémen, comme le relate le site alwatwan.net.

« Malheureusement, le crash des avions de la compagnie aérienne Yemenia n’a pas débuté avec l’accident survenu à l’Airbus A310 au large des Comores en 2009 et ne s’achèvera pas avec celui qui assurait les vols internes« , a affirmé l’un des députés yéménite qui a lancé cette initiative au Parlement de son pays.

« Ce sont les gouvernements comorien et yéménite qui ne veulent pas que la vérité éclate »

Pour les avocats des familles, c’est une manœuvre pour retarder volontairement les conclusions de l’enquête et cacher la vérité à tous ceux qui ont perdu un proche lors de l’accident de la Yemenia Airways.

« Si aujourd’hui les conclusions de l’enquête ne sont pas rendues publiques, c’est parce que les gouvernements comorien et yéménite bloquent. J’insiste sur ce fait, le gouvernement comorien bloque. Les Américains, le bureau d’enquête et d’analyse sont prêts, les familles des victimes attendent depuis trois ans, mais ce sont les gouvernements comorien et yéménite qui ne veulent pas que la vérité éclate », fustige l’un des hommes de loi en charge de défendre les intérêts des familles endeuillées.

152 personnes ont trouvé la mort lors du crash de la Yemenia Airways, dont 66 passagers français. La jeune adolescente Bahia a été la seule survivante de ce crash. Les boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées en août 2009.

Source : http://www.indian-ocean-times.com

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*