Crash Yemenia: L’enquêteur principal remet les pendules à l’heure

actualitéLe directeur général de l’aviation civile et enquêteur principal dans le crash de l’A310 de la compagnie Yemenia Airways a tenu à tirer les choses au clair après le passage à Moroni d’une délégation yéménite et les inquiétudes des familles des victimes. Bourhane Ahmed affirme qu’il travaille avec toutes les parties concernées.

A l’approche de la publication du rapport final sur le crash du vol de l’A310 du Yemenia, l’enquête provoque de grosses vagues. Après les accusations des yéménites et les inquiétudes des familles des victimes, le directeur de l’enquête recadre la situation. D’entrée, Bourhane Ahmed affirme que la direction de l’enquête dément les allégations des yéménites.

« Au niveau de l’enquête sur l’accident, l’aviation civile et la commission d’enquête travaillent en collaboration avec toutes les parties prenantes, qui sont l’Etat d’immatriculation, l’exploitant, l’Etat de fabrication et de conception qui est la France, l’Etat de la fabrication des moteurs qui sont les Américains et les Comores qui représente l’Etat d’occurrence travaillent en collaboration avec toutes ses parties », lance Bourhane Ahmed Bourhane, qui n’est autre que le directeur général de l’aviation civile. Interrogé par La Gazette, ce directeur de l’enquête tient à confirmer la présence de toutes les parties au cours des réunions. « On a travaillé tous ensemble sans exception », poursuit-il.

Au niveau de l’enquête elle-même, il a évoqué le domaine de la règlementation de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile. La commission d’enquête est arrivée sur le projet du rapport final. « Une fois qu’on a sorti le projet du rapport final, ce rapport a été envoyé au niveau des parties concernées. Il y a un délai règlementaire de 60 jours et ce délai est conforme », précise Bourhane Ahmed Bourhane.

La semaine dernière, une délégation yéménite en visite à Moroni a demandé une extension supplémentaire. Et « nous avons accepté leur demande. Et on leur a accordé un report d’un mois avant la publication finale », indique-t-il. Il ajoute qu’ « une fois qu’on aura toutes les contributions de chaque partie, à partir de ce délai d’un mois supplémentaire, nous comptons publier le rapport final ».

Par rapport aux familles des victimes qui s’estiment écartées de l’évolution du dossier, le directeur de l’enquête ne partage cet avis. « C’est une enquête technique qui ne comprend que les parties concernées de l’accident. Ce n’est pas une enquête juridique. Elle touche le coté de l’exploitant, le côté de l’Etat d’occurrence et du fabricant. Nous ne travaillons pas avec les parties qui ne sont pas techniques », dixit Bourhane Ahmed Bourhane.

Le rapport final va émettre des recommandations pour qu’un tel accident ne se reproduise plus. « Ce rapport permettra d’éviter un tel drame. Nous allons émettre des recommandations qui doivent être prise en compte par l’ensemble des concernées », conclut-il.

Mohamed Youssouf HZK

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