Crise à l’Université des Comores : Le syndicat des enseignants reçu par le chef de l’Etat

Après de multiples courriers, le syndicat des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc), a finalement pu rencontrer le président de la République par l’entremise du ministre de l’Intérieur. Le chef de l’Etat aurait sollicité un plan de sortie de crise d’ici une semaine.

L’Université va-t-elle enfin sortir du bourbier dans lequel elle se trouve depuis le mois de juillet ? Il est encore très tôt pour donner une réponse à cette question. Toutefois, il existe quelques signes laissant présager une sortie de crise. Alors que les négociations n’aboutissaient à rien, étant donné qu’il n’y avait eu aucune solution à ce jour, on vient d’assister en effet à une reprise des pourparlers entre le gouvernement et les leaders syndicaux.

Hier, mercredi 29 août, le Sneuc a rencontré le chef de l’Etat. Au menu des discussions : l’élection du président, la gestion «chaotique» reprochée au président par intérim de l’Udc et enfin la rentrée scolaire prévue au mois de septembre. «Le président a exprimé sa déception s’agissant de l’atmosphère régnant à l’Université. Il a reconnu que plusieurs reformes doivent être engagées, notamment, la révision de certains points des textes régissant l’institution. Certains lui ont remis des propositions censées sortir l’institution de la crise, comme la mise en place d’un comité. Mais il nous a demandé d’oublier celles-ci et a recommandé qu’on aille dresser des propositions concrètes. Nous nous sommes donnés rendez-vous le 6 septembre prochain. Nous devons lui remettrece document qui traitera les quatre points que nous avons abordés. Sinon, il sera obligé de prendre des décisions. Il a affirmé n’avoir jamais reçu de lettre venant de nous», a fait savoir Hassane Youssouf deux heures après la rencontre.

La révision des textes

Avec la nouvelle feuille de route, il est demandé au ministre de l’Intérieur de collaborer avec celui de l’Education pour accélérer les négociations. La réunion élargie composée par le syndicat et tous les acteurs de l’université depuis le déclenchement de la grève se tiendra, demain, vendredi, pour discuter de la proposition émise par le chef de l’Etat. Le Sneuc sera-t-il appelé à faire un choix entre ses trois principales doléances ? Une chose est sûre, il y aura bel et bien un changement de textes. Reste à savoir si tous ces changements souhaités priveront l’Université de son autonomie.

Rendez-vous le 6 septembre

A ce sujet, notre interlocuteur ne rejette pas la démarche mais estime qu’avec cette nouvelle proposition, ils auront l’opportunité de réunir tout le monde. «Tant qu’ils seront impliqués, insiste-t-il, il n’y aura aucun problème» a-t-il tranché. Avant d’être reçu par le locataire de Beit-salam, ce dernier avait été invité par le ministre de l’Intérieur mardi. Mohamed Daoudou voulait, selon le compte-rendu du patron du syndicat, Hassane Youssouf, s’enquérir de la situation qui prévaut à l’Université. Une manière de voir comment il «pourrait» contribuer à la résolution des problèmes ayant été à l’origine de la grève que traverse l’institution. «Il voulait que nous lui expliquions ce qui s’est réellement passé. Car, disait-il, rester sans rien faire et laisser la grève s’enliser pouvait engendrer des conséquences néfastes», a relaté hier le chef du Sneuc au cours d’un entretien avec Al-watwan. «Je ne veux pas me trouver à chaque fois dans l’obligation d’envoyer les forces de l’ordre pour des manifestations, si jamais les choses restaient ainsi. Sachant que les responsabilités retomberaient sur nous», aurait confessé le chef de la sécurité intérieur qui a demandé au Sneuc de lui dire ce qu’il pouvait faire pour régler la situation. Avant de dire à ses hôtes que «le président ne vous voit pas d’un bon œil».

Abdou Moustoifa / Alwatwan

1 commentaire sur Crise à l’Université des Comores : Le syndicat des enseignants reçu par le chef de l’Etat

  1. Crise aux comores?
    C’est invraissemblable; il n’y a jamais de crise aux comores.
    Tous ces maux se trouvent à Mayotte.
    Malgré tous ils ne restent pas chez eux se contenter de cette havre de paix mais ils viennent nous poluer encore plus la vie.

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