Crise de la décharge d’Itsoudzou: les villages riverains du site appellent à l’apaisement

Les villages avoisinants du site de la décharge d’Itsoudzou montent au créneau, quelques semaines après les échauffourées entre forces de l’ordre et jeunes de la région excédés par un site semble-t-il débordant. Dans une conférence de presse tenue samedi dernier, ils ont prôné l’apaisement et appellent à dépolitiser cette question.

Quatre des cinq villages avoisinant la grande décharge d’Itsoudzou ont tenu samedi dernier une conférence de presse. Au centre, la question de la gestion des fonds de ce site qui reviendrait selon leur dire à ces cinq localités riveraines de cette grande décharge de l’île de Ngazidja. Les conférenciers ont dans un premier temps démenti des supposés détournement de fonds et en ont profité pour appeler à l’apaisement.

D’après Ismael Mohamed Adame, membre du comité de pilotage censé avoir la gestion de la décharge, la communication entre les membres était quasi inexistante, raison pour laquelle il y a eu des malentendus. « Il faut à un moment donné se donner le temps de se rencontrer pour évoquer tous les actes défaillants, dans le but de trouver des solutions à l’amiable », a-t-il déclaré. Il déplore dans la même foulée tout acte pouvant mettre en péril la vie d’autrui.

« Nous voulons dans un premier temps sensibiliser toutes les localités voisines du site, car nous partageons le même souci, celui d’avoir un site bien conforme qui réponde aux normes d’une décharge d’ordures ménagères contrôlée, comme tous les sites du monde », a-t-il déclaré à la sortie de cette rencontre avec les médias. Et de continuer : « cela étant nous déplorons le fait que les propriétaires des camions se soucient peu de l’état de leurs véhicules, mais aussi des normes d’hygiène requises. Ce qui, le plus souvent provoque les incidents avec la population ».

M. Mohamed Adam appelle à nouveau à l’apaisement et à ne pas sombrer dans la violence. « Nous lançons un appel à toutes les parties, que la meilleur solution pour résoudre une crise c’est la négociation. Il faut s’asseoir ensemble pour parler, la seule voie d’éviter les malentendus », a-t-il indiqué. Et de conclure : « nous restons les garants et les gardiens de ce site. Et nous ne laisserons en aucun qui conque décider à notre place ».

Maoulida Mbaé / LGDC

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*