Crise de l’eau et de l’électricité / Le mouvement d’indignation des femmes se poursuit à Moroni

FMM

Les mamans de Moroni maintiennent la pression contre les autorités sur la crise de l’eau et de l’énergie qui pénalise l’île. Elles se sont à nouveau indignées samedi dernier à la place Badjanani à Moroni où un sit-in a eu lieu pour conclure une marche pacifique depuis la place de l’indépendance.

Les Moroniennes sont loin de se décourager sur la contestation qu’elles mènent depuis des semaines contre la crise de l’eau et de l’électricité. Sur la place Badjanani devenue leur lieu de rencontre, elles ont encore dit, à la fin de cette semaine, leur colère.

Devant l’hôtel de ville de Moroni, rejointes par d’autres femmes venues du nord et du sud de l’île, elles ont dénoncé une situation qui semble sans réponse avant d’investir la rue qui mène à la place de l’indépendance pour une marche pacifique puis revenir sur le point de départ pour un sit-in de quelques heures.

« Le pays se trouve dans une impasse, les gens ne travaillent pas parce qu’il n’y a pas d’électricité, l’économie est plombée et le chômage continue à grimper », a indiqué madame Djalime, déplorant la cherté de la vie avec une flambée des prix des produits locaux. Elle rappelle qu’elles ne sont pas les seules à mener le combat pour l’accès régulier à l’eau et l’électricité, mais bien d’autres régions et associations les ont précédées sans succès.

« Nous devons persévérer et continuer la protestation jusqu’à ce que la situation redevienne normale », a dit Amina Hassanaly, déplorant ce qu’elle a appelé une volonté des autorités à enterrer la population vivante.

Le mouvement de grogne gagne l’arrière pays, puisque des femmes venues des régions du sud et du nord de Ngazidja se solidarisent.

Madame Chafia Djambaé Achiraf déplore le fait que sa région (nord, ndlr) soit complètement ignorée par la Ma-Mwe au point que les habitants sont considérés comme des « citoyens de seconde zone ».

Ce cri de colère sera celui de Sitty Said Hassane (sud de Ngazidja, ndlr) choquée d’avoir assisté à un accouchement lors duquel les médecins s’éclairaient à la bougie avant d’appeler ses sœurs à plus d’indignation.

 

Maoulida Mbaé/LGDC

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