Crise parlementaire : « Le parlement sera bloqué et paralysé sans la destitution de ce président usurpateur »

Crise parlementaire :

Affichez votre publicité sur Comores infos: Cliquez ici pour en savoir plus

« Le parlement sera bloqué et paralysé sans la destitution de ce président usurpateur »

Quelques jours après les échauffourées à l’assemblée nationale, la tension est toujours à son paroxysme si l’on se fie aux déclarations de certains députés. Pour le député du parti Juwa, Ibrahim Mohamed Soulé, la situation n’est pas amenée à se calmer dans les prochains jours sans le départ du président Abdou Ousseni et de son bureau. « Nous sommes face à un coup d’État permanent puisque ce président usurpateur a pris la destinée de l’assemblée nationale depuis avril 2015 avec l’intervention de l’armée pour le mettre en place. Depuis cette date, nous avons vu l’invalidation d’un député Juwa et maintenant, il veut imposer des usurpateurs comme lui. Aucun démocrate qui se respecte n’acceptera de siéger avec des gens choisis et non élus. Nous n’allons pas rebrousser chemin quitte à ce que le parlement soit dissous. Nous demandons la destitution de ce président usurpateur et de son bureau à défaut, nous allons vers le blocage et la paralysie du parlement » a-t-il dit. Le chef de file des députés du parti Juwa estime que les agissements du président de l’assemblée nationale Abdou Ousseni et les événements de vendredi dernier « font honte à notre pays et décrédibilise la nation aux yeux des observateurs internationaux ».

Des usurpateurs prêts à tout

Selon lui, « Abdou Ousseni vient de recruter une milice privée pour perpétrer encore et toujours son coup d’État. Il s’allie avec ces fouteurs de troubles et de zizanie pour avaliser des usurpateurs choisis par huit conseillers alors que le président du conseil de l’île et neuf autres conseillers ont élu démocratiquement les trois conseillers de Ndzuani qui doivent nous rejoindre. Il y a eu un procès-verbal légal aussi bien dans la forme puisque signé par le président du conseil et du secrétaire général, mais aussi dans le fond puisque voté par une majorité de dix conseillers. On est en face à des individus malintentionnés et prêts aux manigances les plus ignobles pour assassiner la démocratie ». Un autre député abonde dans le sens de l’élu de Juwa en estimant que les députés du Juwa sont ceux qui ont été élu démocratiquement et par conséquent doivent rejoindre l’assemblée nationale. «  Je suis du parti Updc, mais j’estime que le procès-verbal qui nous a été envoyé par le secrétariat général du conseil de l’île de Ndzuani doit être pris en compte au même titre que les listes de Ngazidja et Mwali. On va de mal en pire en ce qui concerne la mort de la démocratie dans notre pays. Aucun député qui se respecte ne peut siéger avec des personnes dont l’élection est irrégulière. Une procuration a été signée en mentionnant qu’elle met fin à la première ce qui explique que les députés du Juwa sont les seuls légitimes à nous rejoindre » a déclaré Soulaimana Mohamed.

Mutisme des autorités gouvernementales

Il a en outre souligné que le règlement intérieur de l’assemblée nationale interdit la présence d’une milice privée dans l’enceinte et a par ailleurs dénoncé la décision de déclarer inaccessible les locaux de l’assemblée au-delà de 16 heures. Le mot de la fin revient au député Ibrahim Mohamed Soulé qui demande de la clarté dans les relations entre Juwa et le président Azali Assoumani. « On a l’impression que les autorités nationales sont impliquées avec notamment le directeur du cabinet et le vice-président Moustadroine Abdou. Il y a le fait que le président Azali Assoumani ne prononce aucun mot malgré le fait qu’il soit le garant des institutions. Nous nous considérons de la mouvance présidentielle jusqu’à preuve du contraire. Si on nous chasse comme des vauriens, le Juwa s constituera opposition, mais il faudra nous dire le pourquoi parce que nous ne sommes pas des mendiants.

Aucun parti n’a la force de mobilisation de l’opposition comme le notre. Sans le Juwa, le président actuel n’allait pas gagner les élections. La preuve, son candidat aux gouverneurs n’a même pas eu le pourcentage requis pour le remboursement de sa caution » a-t-il argumenté. Le parti de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi demande des éclaircissements quant à son alliance avec le parti Crc.

 

 

 

 

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*