Ctc-Synpiele sur Mamwe : Il faut lever les sanctions pour reprendre le dialogue

synpiele_sur_MamweLa Confédération des travailleurs comoriens (Ctc) s’est jointe au syndicat de Mamwe, dans une conférence de presse, qui a eu lieu hier à Moroni, pour réclamer le respect “des droits de l’ensemble des travailleurs de Mamwe“. Le secrétaire général de la Ctc a expliqué que pour trouver une issue à la “crise“ qui secoue Mamwe, il faut que le directeur général accepte de renouer le dialogue avec le Syndicat national du personnel de l’industrie de l’électricité et de l’eau (Synpiele).

Sur ce, Salim Soulaimana a posé “deux conditions préalables“ pour reprendre le dialogue: d’abord, la levée des sanctions infligées à tous les travailleurs de Mamwe et ensuite l’arrêt des poursuites à l’endroit des travailleurs. Un rapport, signé par le Sg de la Ctc et remis à la presse, n’est pas allé par quatre chemins comparant Oumara Mgomri à un “monarque“ dans l’entreprise, méprisant les travailleurs et la législation du travail.

“Il s’agit d’une gestion douteuse et chaotique de l’entreprise“, peut-on lire dans le document. Il revendique aussi le paiement des salaires du mois de janvier pour l’ensemble des agents qui ont été suspendus le 30 janvier dernier. “Ils n’ont pas pu percevoir leurs salaires, pourtant, nous avons eu confirmation que ces agents ont été payés mais le directeurs s’est saisi de leurs chèques”, assure Salim Soulaimana.

Le mouvement syndicaliste regrette que le directeur de Mamwe n’ait jamais répondu aux convocations de l’inspecteur du travail à la recherche de solutions à l’amiable. La Ctc a révélé qu’une démarche a été entamée auprès de l’Organisation internationale du travail (Oit) pour exiger l’application de la convention tripartie du 17 novembre 2012, entre le vice-président en charge de l’Energie, le directeur de Mamwe et le Sg du syndicat, qui avait permis de suspendre la grève.

“Le représentant de l’Oit dans la région Océan indien est sur place. Il a déjà rencontré les autorités et va faire une déclaration avant de partir“, affirme Salim Soulaimana. A l’en croire, tous les problèmes que traversent Mamwe ont été causés par le non-respect de cette convention. Pour sa part, le secrétaire général du Synpiele déplore le fait que Oumara Mgomri ne respecte aucune règle sur les grilles indiciaires de la société.

D’après Ali Abdou, le directeur général de Mamwe a son programme dans sa tête, personne ne sait où il veut en venir. “Il veut passer les agents en conseil de discipline alors que le délai précisé dans le règlement est expiré“, soutient-il. Présente dans la conférence, la Directrice administrative et financière, qui purge une suspension, a confié qu’elle est à l’origine de la crise actuelle.

Moihalima Andumdine soutient que la situation s’est aggravée, le 29 janvier dernier, quand elle a refusé de signer le virement de 36 millions de francs comoriens pour l’achat de radiateurs de la centrale de Itsambuni et Mwali. “Le directeur m’a demandé d’appliquer sinon il allait me suspendre”, raconte-t-elle avant de poursuite “pour ma part, j’ai exigé un rapport technique avant d’apposer ma signature mais le directeur technique a refusé de s’engager”.

Moihalima Andumdine affirme que c’est désormais l’agent comptable qui assure l’ensemble des fonctions relatives à la gestion financière de l’entreprise publique. “Depuis que j’ai refusé de signer l’état de salaire qui avaient supprimé les primes d’ancienneté, le directeur m’a écarté de mes fonctions“, dit-elle.

Toyb Ahmed alwatwan

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