« Dans mon pays, les moins de 21 ans représentent plus de 60 % de la population, la jeunesse est au centre de nos préoccupations »

Le discours du Président Azali au Sommet de l’OIF à l’occasion du débat sur la question de la jeunesse
Monsieur le Président,

Excellences Mesdames et Messieurs 
Je souhaite m’exprimer sur le thème de la jeunesse, sur lequel un accent particulier a été mis aux cours de nos travaux.
La question de la jeunesse dans les pays en voie de développement, et dans l’espace francophone en particulier, mérite une attention particulière. La jeunesse est à la fois un grand atout et un défi majeur pour nos pays. Un atout quand cette jeunesse est valorisée, son dynamisme et sa force mis à profit comme levier pour la croissance et le développement. Mais aussi un défi, quand elle est peu qualifiée, peu ou mal formée et reste, comme c’est malheureusement souvent le cas, en grande partie dans le chômage et devient la prie des rapaces et des terroristes. 
Je salue la volonté, toujours réaffirmée dans notre organisation, d’associer la jeunesse francophone et de lui donner une place de choix dans nos réflexions. Et je remercie Mme la Secrétaire Mme Michaëlle Jean des efforts qu’elle déploie pour entretenir un dialogue permanent avec la jeunesse, de lui donner la parole et d’être à son écoute.
Dans mon pays où les moins de 21 ans représentent plus de 60 % de la population, la jeunesse est au centre de nos préoccupations. L’éducation, la formation professionnelle et l’emploi sont les questions prioritaires. L’ensemble de notre système éducatif étant basé sur la langue française, c’est vous dire combien nous nous sentons concernés par le sujet de l’offre de formation des enseignants dans l’espace francophone à tous les niveaux, primaire, secondaire et supérieur. Étant le véhicule du savoir dans notre système éducatif, la maitrise de la langue française par les enseignants est fondamentale. Un effort particulier et constant est à faire dans ce domaine.  

La formation professionnelle et technique, ainsi que l’adéquation entre la demande et l’offre d’emploi, sont des facteurs majeurs pour enrayer le fléau du chômage. L’offre d’emploi est liée à la croissance économique. Ce pose alors le problème des échanges économiques et des investissements dans l’espace francophone qui est au centre du rhème de notre Sommet.
Enfin, l’accès à la culture et à l’information dans l’espace francophone, notamment pour la jeunesse est une question majeure. Je salue les efforts de notre organisation dans ce domaine. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication nous offrent une formidable opportunité. 
Pour finir, je tiens à marquer l’adhésion de l’Union des Comores à la Déclaration d’Antanarivo.
Je vous remercie.

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