Débat sur l’intérim du gouverneur Hassane Hamadi: ignorance ou manque de confiance ?

Avant de s’envoler pour la terre sainte, le gouverneur Hassane Hamadi a confié son intérim à Abdillah Mbaé, son conseiller spécial. Une décision prise en violation flagrante de la loi statutaire mais aussi au mépris de bon sens institutionnel.  
En voyage à la Mecque pour l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam, le gouverneur Hassane Hamadi a laissé la destiné de Ngazidja aux mains du diable. Tout en violant les règles et les pratiques constitutionnelles, Hassane Hamadi a montré clairement qu’il n’a pas confiance en aucun des ces commissaires.  « Nous sommes dans un Etat de droit régi par des textes. Confié l’intérim du gouverneur à un conseiller est inadmissible et inconcevable du fait que c’est une violation flagrante du texte. Le gouverneur Hassane Hamadi manque d’abord le bon sens. Pour quelqu’un qui n’a pas le droit d’assister au conseil des commissaires il ne peut pas non plus avoir la responsabilité de le présidé. C’est vraiment un mépris et les commissaires doivent attaquer cette arrêt devant la cour constitutionnelle », a-t-il lâché Saïd Ahmed Saïd Toihir, un professeur et membre du cadre de concertation.
Devenu impopulaire en moins de 100 jours de son investiture, malgré les espoirs placés en lui, le gouverneur Hassane Hamadi commence à montrer son vrai visage. D’abord devant  ses électeurs et  ensuite devant son entourage et le respect des textes constitutionnels. Certains de ses collaborateurs commencent à prouver l’attitude insupportable du gouverneur et surtout l’incompréhension des compétences. «  C’est la loi statutaire de l’ile qui détermine qui doit assurer l’intérim du gouverneur et je n’ai pas une grande connaissance sur la loi statutaire de l’ile de Ngazidja mais sur le plan constitutionnel sa devrait être un commissaire qui assure l’intérim du gouverneur. Même s’il y a un silence dans la loi statutaire à mon avis, je pense qu’un conseiller quelques soit son rang  surtout qu’il ne siège pas au conseil des commissaire n’a pas le droit d’assurer l’intérim, si non on peut dire qu’il y a une confusion des compétences », a-t-il expliqué le député Dhoihir Dhilkamal qui avait assuré plusieurs fois l’intérim du gouverneur d’Anjouan avant de rappeler que «  ce même problème avait surgit a Anjouan quand l’ancien gouverneur avait confié l »intérim à son directeur de cabinet, les commissaire ont saisi le conseil de l’ile par menace de motion de censure », a-t-il rappelé.


Mépris ou manque de confiance ou tout simple une incompétence, sont autant des interrogations que l’opinion se pose sur la prise des positions du nouveau locataire du plais de Mrodjou. « C’est une humiliation  et les commissaires doivent démissionner en blogue pour exprimer son indignation. Quand Hassane Hamadi n’a pas confiance en aucun membre de son exécutif, il n’a qu’a faire un remaniement, c’est aussi simple que ça au lieu violé la loi », a-t-il réagi Ali Abdou un jeune juriste. Au niveau de la Cour Constitution ni le SG ni le président refusent de faire aucun commentaire tout en disant que la Cour n’est pas encore saisi dans cette affaire et l’opinion publique reste flottante.
Nakidine Hassane

3 commentaires sur Débat sur l’intérim du gouverneur Hassane Hamadi: ignorance ou manque de confiance ?

  1. Vérifié le texte et bien contesté que le conseil spécial a un rang de commissaire,le nombre de commissaire est fixé 6 il lui donne le titre conseiller spécial avec rang de commissaire

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