Débordement sur la manifestation contre les ordures

 

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Le député Fatah agressé

La décision des habitants de Moroni de fermer les marchés a pris une autre tournure.  Les forces de l’ordre ont agressé plusieurs personnes dont le député Fatah. Les hommes en uniforme sont même entrés dans les mosquées pour tabasser les fidèles.

L’initiative de fermer les marchés pour trouver une solution aux ordures a dégénéré. Aux environs de midi, les forces de l’ordre ont envahi les quartiers Mtsangani et Badjanani pour poursuivre des individus qui voulaient semer le trouble. Mais les gendarmes ont sont allés loin dans leur mission. Les hommes en kaki sont entrés dans les mosquées et sortaient tous les jeunes avec des coups de matraques. Des notables qui étaient dans les lieux de prière étaient aussi secoués. « Nous condamnons la force utilisée au cours de cette manifestation qui était au début pacifique et pour d’intérêt de santé publique », déclare Hassane Massoundi, le président du conseil de l’île de Ngazidja joint au téléphone par la Gazette.

Cette manifestation contre le débordement des ordures dans la capitale a dégénéré lorsque les forces de l’ordre ont agressé le député Fath. « En tant qu’élu, je condamne avec  la grande fermeté l’agression du député Fatah et je le trouve vraiment regrettable et déplacé.  Car en tant qu’élu, il devait y avoir des procédures à suivre », lance-t-il, avant de nous confier que « le pire dans tout ça, les forces de l’ordre disent qu’ils ont reçu des ordres pour arrêter le député Fatah ».

En ce qui concerne l’état de santé du député Fatah, le président du conseil de l’île de Ngazidja annonce qu’il est dans un état critique et que les médecins lui ont recommandé de faire un scanner. Dans cette affaire, le président du conseil de l’île  n’a pas manqué d’évoque le tabac d’un jeune homme par les forces de l’ordre. « Ce qu’a fait les forces de l’ordre sur ce jeune homme n’avait pas d’intention de punir mais de tuer. Car il frappait dans la tête », souligne Hassane Massoundi.

Mohamed Youssouf

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