Décentralisation administrative : Kiki marche sur le pas de Kamal Souef

​Bientôt pour faire son passeport, l’on n’aura pas besoin d’aller faire le pied de grue au centre de production des documents biométriques. Les préfets s’en chargeront.

La nouvelle a été annoncée lundi dernier au cours de cérémonie d’investiture du tout nouveau et premier préfet de la région de Mbudé, Ahmada Ben Ali Abdallah. Le ministre de l’intérieur a mis au grand jour la « prochaine » mission qu’il confiera aux préfets. Il s’agit en effet de « collecter les dossiers des citoyens qui ont besoin de renouveler les passeports et les cartes d’identité biométriques » pour ensuite les déposer au centre de production des documents biométriques sis au sein du Ministère de l’intérieur.
« Cette nouveauté sera bientôt effective afin de faciliter les formalités, surtout pour les usagers qui parcourent plusieurs kilomètres », écrit, sans plus de précisions, son équipe de communication sur la page Facebook dédiée à l’institution. 

Il faut dire que Mohamed Daoudou alias Kiki suit le bon exemple. Il y a deux semaines, le directeur général de la douane Kamalidine Souef a pris l’initiative de ne traiter qu’avec les transitaires « directement » au lieu des clients. Une reforme censée alléger les démarches de dédouanement et ainsi mettre la douane comorienne au même niveau que les autres pays.

Outre la collecte des dossiers pour les documents biométriques, au cours de cette cérémonie d’investiture du nouveau préfet le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a mis l’accent sur la cohésion sociale et le rôle que doit jouer un préfet dans une région. Il est revenu sur la lutte contre toute sorte de délinquance dans les régions et a recommandé aux préfets d’être à l’avant garde pour ce combat.

Toufé Maecha, LGDC

1 commentaire sur Décentralisation administrative : Kiki marche sur le pas de Kamal Souef

  1. Nous voulons une vraie décentralisation de l’administration. Mais je salue tout de même cette petite avancée. Pour moi le plus important ’est surtout le désenclavement des deux autres îles des Comores et la délocalisation des certaines administrations de Ngazidja vers les îles sœurs. Comme ça ces dernières seront un peu plus attractives.
    Cela obligera peut être les habitants de Ngazidja d’aller aussi s’installer à Mwali et Nzouani pour qu’enfin les anjouanais de la Grande Comore soient respectés et peut être qu’ils peuvent être considérés comme des comoriens à part entière.
    Pensez aussi à construire un aéroport à Anjouan (car nous n’avons pas un) pour faciliter la circulation des Comoriens.
    Celui de Oini, tout le monde sait qu’il est très dangereux mais les autorités comoriennes continuent à fermer les yeux jusqu’au jour où périsse peut être un haut responsable pour que les coupables se mordre les doigts.

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