Déclaration des Oulémas comoriens sur la Violation des Droits de l’Homme à Mayotte

Louange à Allah, Seigneur de l’univers, paix et bénédiction soient sur le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur lui) ainsi que sa famille et tous ses compagnons.
La Ligue Islamique de Bienfaisance (Rabitat Hairiyat Islamiya), une organisation de la société civile représentant les oulémas comoriens, exprime son indignation et sa condamnation la plus extrême aux violations grandioses des droits de l’Homme perpétrées contre les citoyens comoriens à Mayotte depuis 42 ans (de 1975 à 2018). Ces violations qui ont abouti son point culminé de mauvais traitement et de violence durant les mois de mars et avril 2018, sans qu’aucun horizon de lumière ne puisse apparaitre dans le plus proche avenir. Sur ce, l’Alliance Islamique de Bienfaisance réitère le suivant :

1. Les oulémas comoriens réitèrent une conviction sur leurs convictions que l’île de Mayotte est une île comorienne et le restera pour toujours, grâce aux conditions naturelles communes, de l’histoire, de la géographie, de l’union de la population, de la foi, des traditions et sur la base du droit international, des décisions des Nations unis, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats Arabes. Sur ce, nous affirmons que le séjour des comoriens des autres îles à Mayotte et sans aucun doute naturel et légal.

2. La responsabilité de la détérioration de la paix et la stabilité à Mayotte revienne à celui qui a occupé le terrain d’autrui et qui exerce une politique d’oppression et de privation de leurs habitants, et qui change les caractéristiques démographique de l’île pour imposer une réalité nouvelle sur le terrain, sachant que le droit de la force ne change rien de la force du droit.

3. Les oulémas comoriens appellent le Gouvernement comoriens de maintenir sa position courageuse qui garantisse le droit de l’Etat à la souveraineté nationale, à l’unité du territoire et de la population ainsi qu’à la protection des intérêts naturels légaux.

4. Les oulémas comoriens insistent sur la nécessité d’introduire une matière sur « l’histoire de Mayotte » dans le programme scolaire en vue d’éclairer nos générations sur le droit de l’Etat et du peuple comorien sur Mayotte ainsi que la documentation des exactions commises contre les droits et les conventions internationales contre la population comorienne dans leur terrain à Mayotte afin que ce sujet reste vivant et immortel quel que soit la durée de l’occupation.

5. Les oulémas appellent les autorités françaises à assumer leurs responsabilités juridiques, humanitaires et éthiques imposées par le droit international sur le pays occupant. Ils les appellent également à répondre avec sincérité aux initiatives comoriennes constructives basées sur la bonne intention, le souci aux intérêts communs et à la protection des relations historiques entre les deux peuples.

6. Nous appelons les imams et les prédicateurs à conscientiser le peuple comorien à travers les mosquées et les cérémonies différentes sur le droit de la population comorienne sur Mayotte et à dénoncer les exactions violentes aux droits de l’Homme perpétrées contre les citoyens comoriens dans cette île.

7. Nous appelons les imams des mosquées de multiplier les invocations (Qunut) dans leurs prières afin Qu’Allah nous épargne ainsi que nos proches à Mayotte de ce problème.

8. Les oulémas souhaitent aux deux parties comoriennes et françaises d’utiliser la raison et la sagesse et à activer la diplomatie respectueuse dans la résolution des conflits, à mettre fin aux différents et à s’asseoir sur la table de négociation avec des cœurs ouverts en vue de protéger les droits de l’Homme, respecter l’intégrité et l’unité territoriale des Comores souhaitant un future meilleure des relations entre les deux pays : « et s’ils penchent pour la paix, penche (de même) pour elle ; mets ta confiance en Allah, car c’est Lui Qui Entend Tout et c’est Lui l’Omnicient. Et s’ils envisagent de te tromper, alors Allah te suffira, Qui t’a soutenu en t’accordant Son secours et l’appui des croyants » (Coran Surat Al-Anfal versets 61-62).

Fait à Moroni, le 19 Radjab 1439 Hégire correspondant au 05/04/2018

2 commentaires sur Déclaration des Oulémas comoriens sur la Violation des Droits de l’Homme à Mayotte

  1. Vous pouvez laver le cerveau de votre jeunesse,ni Dieu ni prières ne feront avancer le problème.
    Votre fond de commerce est éculé,bla bla bla posez vos Coui…s,et je vous incite a lire LE MOHELIEN journal et blog ultralucide sur les dirigeants Comoriens
    @+

  2. DENONCIATION OU MANIPULATION POLITIQUE DU DESPOTE AZALI.

    C’est l’hôpital qui se moque de la charité. En effet ce qui se produit aux Comores en terme des droits de l’homme n’est pas étranger aux prétendus oulémas.
    D’abord, ce que dénoncent les oulémas sont moins lamentable que ce que fait subir AZALI aux citoyens comoriens. Car, les exactions, les disparitions non élucidées et le bâillonnement de la population sont pires encore.

    Par ailleurs, pour se moquer de celui qui se ne sait pas nager, il doit d’abord maîtriser celle-là. Sachez que vous les oulémas, vous devriez dénoncer le dictateur AZALI assoumani car, depuis son arrivée au pouvoir les comoriens sont brutalisés via, le délinquant KIKI et ses criminels de la gendarmerie nationale. Malgré la violation répétée des lois fondamentales notamment la liberté d’expression ou celle de la non violation du domicile, aucun oulémas n’ait pris la parole pour dénoncer la machine compresseure du dictateur le colonel peureux Azali assoumani Mugabe. Tous ces actes inhumains et abjects sont pratiqués quotidiennement sans qu’un imam ou un ouléma puisse les dénoncer. Ce régime dictatorial ne doit pas manipuler ces hommes en turbans. Il faut d’abord nettoyer devant sa porte avant de critiquer les autres.

    Il faut noter que ces oulémas ne doivent pas faire de la politique politicienne. Car, leur rôle consiste à prêcher la paix et la stabilité de tous les citoyens.

    Ces derniers assistent à une situation inédite depuis la prise de fonction du colonel peureux Azali assoumani Mugabe. Cependant, ces hommes censés prêcher pour des actions conforme à la morale religieuse plutôt que les enveloppes de billets doivent être critiqués sévèrement.

    Bref, vous devriez stopper la violence perpétrée par Azali assoumani Mugabe avant de faire la morale à un pays laïque. La France n’écoutera le religieux. Or, Azali assoumani Mugabe pourrait entendre les imams et cesser les exactions sommaires à l’égard de sa population.

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