Décret relatif aux nouvelles attributions des préfets : Les gouverneurs des îles s’estiment lésés

A l’issue d’une rencontre entre le président de la République et les gouverneurs des îles à propos des nouveaux pouvoirs attribués par décret aux préfets, les chefs des exécutifs insulaires tout en appréciant cet échange qui «s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre le Chef de l’Etat et les autres élus de la Nation», estiment que «par rapport à la Constitution, le décret recèle des contradictions et que certaines de nos compétences sont retirées au profit des préfets».

 

Les gouverneurs de Ngazidja, Ndzuani et Mwali ont rencontré le chef de l’Etat hier matin au palais présidentiel de Beit-salam. Le décret en date du 23 juillet dernier, qui revoit les missions et attributions des préfets, a constitué le principal sujet de discussion. Les exécutifs insulaires se plaignent, en effet, que certains de leurs prérogatives soient attribuées aux préfets, ces hauts fonctionnaires qui représentent l’Etat dans les régions. Pour eux, ce décret est en contradiction aussi bien avec la Constitution qu’avec les textes fondamentaux des îles.

A la sortie de cette audience, le gouverneur de Ndzuani, Abdou Salami Abdou, a d’abord précisé que la rencontre s’inscrivait dans le cadre des échanges réguliers entre le chef de l’Etat et les autres élus de la nation. Il a ensuite remercié le chef de l’Etat pour sa disponibilité, sa volonté de se hisser au-dessus de toute considération partisane et son souci d’aplanir les différends par le dialogue.

«Nous pensons que par rapport à la Constitution, le décret recèle des contradictions et certaines de nos compétences sont retirées au profit des préfets», a-t-il dit. Avec le président Azali, les gouverneurs se sont finalement mis d’accord pour mettre en place, dans les meilleurs délais, une équipe de juristes chargée de décortiquer le décret en question et voir s’il y a lieu d’y apporter des corrections.

Les quatre exécutifs ont enfin abordé la question du budget des îles autonomes. Les gouverneurs ont demandé une simplification et un meilleur contrôle de l’exécution du budget. Ils estiment aussi que certaines rubriques doivent être revues. Une fois encore, les techniciens de chaque partie sont appelés à travailler ensemble pour élaborer un budget consensuel qui puisse être soumis au vote de l’Assemblée lors de la session parlementaire d’octobre.

Ali Abdou/ Alwatwan 

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