Délimiter les zones pour les transports en commun, une forme de séparatisme

Depuis un mois on assiste à l’arrivée massive d’autocollants dans les transports en commun. Ils sont destinés à différencier les taxis et les bus d’une région à l’autre toutefois, cette mesure peut paraître bénéfique. Mais en réalité, elle cache une défaillance implacable. Celle d’une forme de séparatisme. Prenons l’exemple de Ntsudjini qui ne veut voir aucune voiture faire le transport dans cette localité si elle n’est pas de la région. Ou bien les chauffeurs qui descendent à Moroni le matin et rentrent dans leurs villages le soir, mais qui se trouvent dans l’obligation de faire ces déplacements vides. Un autre problème majeur va se poser notamment lors des matches de foot. Imaginons que deux localités en viennent aux mains pour un match, il sera désormais plus facile d’identifier les chauffeurs ou véhicules  d’une localité à une autre et donc prolonger les conflits. Sans oublier le piège posé contre le syndicat des chauffeurs dans la mesure où, un automobiliste ne pourra  prétendre ne pas payer la vignette pour cause de route défectueuse si jamais les routes sont bonnes dans sa zone d’intervention. Nos amis chauffeurs se sont fait avoir sur ce coup !

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