Démission à la Ceni : La chargée de communication rend le tablier

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Zainaba Ahmed était à la tête du comité chargé de la  communication et des relations avec les partis politiques, les candidats, les partenaires, les médias et la société civile. Elle faisait partie des personnalités indépendantes de l’institution. Sa démission sonne comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà passablement nuageux.

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La cellule de communication de la Commission électorale nationale et indépendante (Ceni) fait encore parler d’elle à travers la démission de sa première responsable, Zainaba Ahmed, survenue hier, mardi 12 janvier. Un acte pris soixante-douze heures après la brève arrestation de deux de ses collègues de la communication, Latuf Abdou et Said Mze Dafine.

Confirmant l’information, Dafine a expliqué que la décision de Mme Zainaba Ahmed ‘‘est un acte de protestation » pour «l’humiliation faite à son équipe» et la «marginalisation et le manque de considération»  dont elle a été victime.  «Elle en avait marre », a déclaré M. Dafine.

Mme Zainaba Ahmed était à la tête du comité chargé de la  communication et des relations avec les partis politiques, les candidats, les partenaires, les médias et la société civile. Elle faisait partie des personnalités indépendantes de l’institution, mais aussi la cinquième membre du bureau.

S’agissant du vide laissé par cette démission, la loi  électorale dispose qu’en cas de d’empêchement, «les membres de la Ceni sont remplacés par leurs suppléants» (art 54). Ou en « cas de faute grave» (art 56), la Ceni peut ‘‘relever un membre de son bureau de ses fonctions par décision de la majorité de ses membres, sans préjudice de poursuites pénales éventuelles. En cas d’égalité des voix, celle du président de la Ceni est prépondérante». Mais pour régler ce cas, il y a aussi les dispositions du  règlement intérieur. Mme Zainaba Ahmed est restée injoignable toute la journée d’hier.

Rappelons que le samedi 9 janvier, deux commissaires de la Ceni et  membres du comité de communication ont été refoulés de l’enceinte de l’organe de gestion des élections au moment où se tenait la cérémonie de tirage au sort des candidats dans le cadre de l’ordre de  classement sur le bulletin de vote. C’est, d’après Said Mze Dafine, la goutte d’eau qui aurait fait déborder la vase.

Depuis début décembre, la tension est montée d’un cran à la Ceni suite à la réaction de certains de ses membres qui avaient tenu une conférence de presse pour “prendre clairement leur distance” par rapport à la gestion des fonds durant le dernier processus électoral. Dans un communiqué de presse publié le 25 novembre, ils avaient décliné  toute responsabilité dans la gestion des finances de ces fonds, indiquant seuls étaient comptables ‘‘les deux signataires des comptes qui sont le président et le secrétaire général de l’Institution”.

Saminya Bounou / Alwatwan

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