Des artisans malgaches sollicités aux Comores

Les artisans malgaches séjourneront aux Comores. Ils formeront des jeunes de cet archipel sur les métiers de l’artisanat. 

Les compétences malgaches s’exportent. Des artisans malgaches feront un déplacement aux Comores durant la foire régionale de Badjini du 17 novembre au 5 décembre. À en croire les explications des organisateurs de cet évènement, leur séjour en terre comorienne ne sera pas de tout repos. « Dans un premier temps, ils dispenseront une formation aux jeunes Comoriens pendant quelques jours. Cela se terminera par une exposition des artisanats « made in Mada­gascar » à Foumbouni, la ville qui accueille cette manifestation économique et culturelle», a déclaré Said Larifou, le président de l’association Initiative de Solidarité des îles de l’océan Indien.
Cet homme de droit projette d’ouvrir une « école de seconde chance » aux jeunes comoriens qui ont abandonné très tôt le banc de l’école. « Le savoir-faire malgache est très reconnu dans la région. Nous voulons que des artisans malgaches transmettent ce savoir à leurs voisins Comoriens. L’ouverture de cette école, d’ici cinq mois, serait une suite logique de ce voyage », a-t-il indiqué.
Selon Larifou, ce projet vise ainsi à réduire la pauvreté par une politique de création d’emploi dans cet archipel de l’océan Indien. Il estime qu’à l’issue des formations aux métiers de l’artisanat, ces apprentis pourraient trouver facilement de l’emploi ou pourquoi pas créer leur propre entreprise. Aux Comores, les produits artisanaux malgaches sont très prisés. « Les broderies, nappes de table ainsi que d’autres produits attirent les foyers comoriens », conclut-il.

Lova Rafidiarisoa

lexpressmada.com

1 commentaire sur Des artisans malgaches sollicités aux Comores

  1. En voilà une proposition intéressante. Pour une fois que des politiques décident d’agir sans attendre d’être au sommet du pouvoir. Je salue cette initiative très salutaire et encourageante même si on ne peut s’empêcher de soupçonner un calcul politique. Et quand bien même, c’est le cas, il a raison.

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