Des assassinats ciblés aux Comores : une alternative amère mais libératrice

On suit avec une attention particulière le débat qui anime nos espaces sociaux sur la révolution qui guette notre pays afin de libérer le peuple comorien longtemps malmené et maltraité par ceux qui ont eu à le gouverner sans avoir un jour le moindre regret en présentant des excuses publiques pour tenter de réparer  » l’irréparable ». A notre tour comme nombreux parmi vous qui, piqués par une colère noire qui les pousse déjà sur le chemin de la révolution, aimons bien sûr que la justice fasse son travail, mais quelle justice ? Voilà la question que je me pose ici et j’invite tous ceux qui partagent la même idée que moi participent au débat car le moment est venu pour prouver aux ennemis de la République, que  » trop c’est trop ».

Dans son discours de clôture du séminaire gouvernemental prononcé le 28 décembre par le président Ikililou, ce dernier a dénoncé les dérapages de notre appareil judiciaire et a reconnu publiquement que notre justice est malade. Connaissez-vous qui est le Dr Ikililou ? C’est le président de la République et premier Magistrat de notre pays. Il voulait à travers son discours dire au peuple comorien qu’il n’est pour rien et qu’il a tout fait pour que les ennemis de la République soient punis mais la justice comorienne préfère jouer les prolongations, sommer les citoyens et donner raison à ceux qui détruisent notre identité comorienne et qui volent au peuple. C’est une manière pour le président de la République de dire au peuple,  » prenez votre destin en mains, et n’attendez pas une justice qui ne se prononcera jamais en votre faveur mais en celle des riches, des voyous de la République et des plus forts ».

La révolution est imminente et on va dresser ici une liste d’actes qui restent jusqu’aujourd’hui impunis dont les bénéficiaires ne sont autres que celles et ceux qui détiennent la manette du pouvoir. Certes, dans l’appareil gouvernemental, ces gens là n’y figurent pas, mais dorment tranquillement sur les fortunes qu’ils ont amassées durant leur passage au pouvoir. C’est ici où s’exprime le sens du  » Relais et de la continuité ».

Il est inconcevable que les vendeurs de notre souveraineté ne soient pas poursuivis pour haute trahison alors que tous les indices sont là, pour prouver leur culpabilité. D’ailleurs on rend hommage ici, les républicains qui, pour la première fois de notre jeune histoire ont porté plainte contre l’ancien président Sambi, auteur de cette opération honteuse, et qui, aujourd’hui dans sa traversée de désert, en bénéficie cette opération avec sa richesse qui s’éparpille dans le monde. A Dubaï où il vit avec sa famille, possède deux bels appartements et c’est là où s’est exprimé au peuple, pour dire à la justice comorienne qu’il connait le mobile de l’assassinat du lieutenant colonel Ayouba Combo.

Les comoriens n’ont pas la mémoire courte et se rappellent du rôle joué pour les anciens députés Ibrahim Mhoumadi Sidi et Assoumani Youssouf Mondoha, alias Ndjizi. Ces deux derniers ont été les acteurs principaux, et au lieu d’être sanctionnés, le premier est aux côtés du gouverneur Mouigni Baraka, même si un décret vient de le limoger et jeter dans la pâture, et le second occupe les fonctions d’ambassadeur des Comores près de l’Union africaine. Toutes ces personnes doivent être jugées le plus rapidement possible devant un tribunal populaire.

L’argent du projet habitat que l’ancien ministre des finances de Sambi, Hassani Hamadi a dénoncé publiquement son détournement par Sambi, figure aussi sur la liste des crimes financiers commis par ce dernier et qui nous donne raison à la révolution. Les pots de vin versés à Mamadou, vice-président en charge des finances et ses amis Mzimba et Shemir Kamoula, pour l’attribution du port de Moroni au groupe Cofipri, sont de nature à réveiller notre colère. L’attribution du monopole de l’alcool à un seul homme pour des fins électorales sans que le chef de l’Etat soulève le doigt pour arrêter cette hémorragie, est significatif dans notre combat. Les pots de vin versés également à la vice-présidence en charge des infrastructures pour l’attribution des marchés de route par Collas, attirent également notre nervosité. Les détournements à Comores Telecom, à la Snpsf, et dans différentes caisses de l’Etat, expliquent pourquoi on est prêt à nous battre et à exterminer ces ennemis de la République.

De grâce, épargnez- nous ce genre d’arguments allant dans le sens d’une justice qui n’existe même pas et laissez le peuple se défendre car le point de non retour est atteint. Aux Comores tous se connaissent, et les ennemis de la République n’échapperont pas à la colère du peuple, et on connait tous là où ils habitent et l’heure de se venger s’approche. On aurait procéder à une révolution mentale mais avec ces guillotineurs, inutile d’instituer une morale qui n’a pas sa raison d’être. Alors, on est tous conscient que ces assassinats ciblés sont difficiles à digérer mais comme c’est l’unique moyen de libérer le peuple, pourquoi y demeurer indifférents ?

Issilam Ali
Lyon France

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