Des assises pour que nos enfants restent debout 

Orientation première :La conquête des savoirs. 

Dans tous les cas les infrastructures routières et hospitalières et autres ne sont nullement synonymes de développement. Le développement humain précède les infrastructures. L’hôpital de bambao la mtsanga n’est pas opérationnel. Pourquoi ? 

Parce qu’il n’y a pas les compétences professionnelles suffisantes, ni la volonté politique pour le faire fonctionner. Ni la maturité civique au sein de la population pour faire pression sur les dirigeants afin qu’ils s’efforcent de faire les bons choix en matière de développement. Le développement humain, doit donc précéder tout autre initiative de développement . Car l’indépendance en savoir-faire est le nerf de la guerre de la souveraineté économique.Même pour la construction et l’entretien de nos routes, le plus souvent ont fait appel à de la qualification étrangère. N’en parlons pas en matière d’énergie.L’indépendance en matière de compétence nous permettra d’exploiter toutes nos ressources naturels sans indéfiniment quémander un éternel expertise étrangère.
Toute la strategie de développement à court et à long terme doit être basée sur la construction de qualification endogène nécessaire à notre développement. 

Cela entraînera la création d’emploi et de richesse, à condition qu’il y’ait une adéquation réel entre les besoins présents et futurs avec la formation des citoyens. Avoir des citoyens diplômés ne suffit plus, il nous faut des citoyens diplômés et productifs. Et pour qu’ils soient productifs, la politique de formation et d’orientation doit aiguillée les étudiants  vers des formations dont le marché de l’emploi comorien à besoin, soit en matière de recrutement soit dans la création d’entreprise. Une indépendance en matière de compétence, contient deux types de bienfaits fondamentales: Premièrement le pays  ne sera  plus dépendant de la production et de l’expertise étrangère. Deuxièmement la population ne sera  plus dépendant des postes de la fonction publique. Cette indépendance vis à vis des postes dans l’administration rendra à long terme le peuple plus souverain politiquement. 
   

Toute la matrice du développement est basée sur l’indépendance en matière de savoir-faire mais aussi de savoir être.En effet  le comportement civique joue aussi un rôle déterminant en politique.Il faut à notre pays la force d’une volonté sociale adaptée à l’esprit du progrès. Le comportement civique et culturel des comoriens est à ce jours inadapté à tout initiative développement. Cela ne veut pas dire que les comoriens sont naturellement mauvais. Cela signifie que le comportement culturel partagé par la majorité de la population, est issue d’un héritage historique contraire à l’intérêt général. Des siècles de domination politique, on construit le comorien d’aujourd’hui. La monarchie royale puis la domination coloniale ont édifié une culture peu enclin au progrès mais qui tend plutôt à la préservation des intérêts d’une classe de privilégiées. Notre expérience historique a fait du peuple comorien, un peuple soumis aveuglement à ceux qui détiennent ne serait ce qu’un  brin d’autorité.L’expérience historique de la monarchie sultanesque et de la colonisation ont instauré toute une culture contraire à l’intérêt collective. Le communautarisme, l’immobilisme intellectuels, l’absence de progrès scientifique et technologique etc..

Un inventaire de tout les mauvais comportements civiques hérités de nôtre histoire la plus sombre doit être fait afin d’évaluer tout les conséquences dans la société d’aujourd’hui.

On ne peut pas reprocher à la population de continuer à entretenir des mécanismes culturel anti-progrès, car c’est ce qu’ils connaissent et maîtrisent le mieux. L’indépendance était l’occasion pour les élites politiques de rompre avec cette héritage féodale. Rompre avec les tares de la féodalité ne suffit pas. Il faut aussi initier un mouvement de construction du bon comportement civique.
Ainsi pour conclure je suis convaincu qu’il ne peut avoir de changement possible sans une conquête des savoirs adaptées au progrès. Les Comores à l’exemple de la chine doit faire sa révolution culturelle sans qu’elle soit violente ni guerrière,mais simplement éducative. Une politique éducative basé sur les savoir-faire adaptés de la manière la plus précise qui soit aux besoins réels du pays. Mais aussi une éducation civique de masse, ou l’école ne sera pas le seul vecteur, mais aussi les médias les artistes, les associations.  Le savoir-être est un  outil permettant au citoyen de participer positivement à la politique de son pays. Le savoir-faire est  l’outil qui le permet de garantir son intégration professionnel dans la société et améliorer ses conditions  de vie matériels.

Jack L’atout 

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