Des banderoles contre Mouigni Baraka à Moroni

baraka

Des jeunes militants du mouvement Orange de Moroni s’insurgent contre le gouverneur de Ngazidja. Pour marquer leur mécontentement, cette jeunesse de la capitale a brandi des banderoles hostiles à Mougni Baraka avant que la police ne vient les enlever.

Banderole anti Mouigni Baraka à Moroni

Maintenant c’est au sein même de son propre parti que le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja est contesté. « Un homme sans scrupule », « un homme ingrat », tels sont les banderoles étalés ce vendredi à Moroni par les jeunes militants du mouvement Orange pour montrer leur mécontentement face aux agissements du chef de l’exécutif de l’île. « Mouigni Braraka a trahi les principes et ses promesses. Il s’est tourné contre les personnes qui l’ont fait élire. Et en plus, il se comporte s’il avait pris le pouvoir par la force, et pourtant il a été élu… », déclare Amir Mohamed, un militant du mouvement Orange qui fait parti du groupe qui est à l’origine de cette fronde.

Cette première démonstration des jeunes militants du parti Orange constitue donc une mise en garde contre l’attitude du chef de l’exécutif de l’île. « Nous voudrons lui envoyer un message fort. C’est nous qui l’avons élu et nous sommes en droit d’exprimer notre déception », poursuit-il. Une manifestation qui intervient au moment où le gouverneur de l’île s’approprie des compétences de la mairie de la capitale.

Suite à cette initiative des jeunes militants du mouvement Orange, une réunion d’urgence s’est tenue au quartier général de ce parti. Les dirigeants ont tenté de temporiser la situation. « La situation aurait pu dégénérer mais on a décidé de calmer le jeu. On demande simplement un changement de la part du gouverneur», avance Amir Mohamed. Il ajoute que « s’il ne change pas, la prochaine étape rassemblera tous les militants du parti et on va aller jusqu’au bout ».

Déployées ce vendredi, ces banderoles étaient arrachées par la police nationale. « Cette première démonstration a montré que Mouigni commence à perdre ses soutiens dans la capitale. Il n’y a pas un seul militant qui a bougé le doigt pour le défendre. Au contraire, il embrassait l’initiative », précise-t-il.

Mohamed Youssouf

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*