Des hommes traités comme du bétail

Opinion libre: Aux Comores deux espèces humaines sont traitées comme des animaux malgré les conventions internationales dont nous sommes signataires et à la foi musulmane qui devrait nous caractériser.

Il y a d’abord les fous que l’on transforme en monstres et traités comme tels. Certains meurent enchainés une vie durant dans des conditions d’hygiène que les animaux ne survivraient pas.
Ces handicapés mentaux sont exclus de la vie par la volonté de leurs proches. Ils sont sacrifiés sur le chemin de l’humanité et cela semble ne pas émouvoir la société.
Ni l’Etat ni les médecins ne daignent esquisser le moindre sentiment face à ce fléau qui rabaisse l’être humain.

La deuxième catégorie est celle des prisonniers qui se retrouvent déshumaniser une fois derrière les barreaux. En franchissant la porte de la prison, l’homme cesse d’appartenir à la race humaine. Il chie là où il mange et dort. Aucune intimité. Ici, il apprend qu’il est autre chose qu’un humain. Il doit oublier certains mots, certains comportements comme la honte, la décence, la joie et l’amour.
Il devient un animal et pas n’importe lequel. Il devient soit un cochon ou un âne. On ne fait aucune différence entre les prisonniers.

Avec des dictateurs comme AZALI qui font de leur premier décret la hausse de leurs salaires, la prison doit se reduire à des cellules non aérées, dépourvues de toilettes et une ration alimentaire que refuserait un animal domestique comme le chien, la poule ou le zébu.

Un mois de salaire du Président AZALI pourrait construire un collège ou un centre pénitencier pour trois cent prisonniers.

J’appelle le peuple comorien à refuser cette déshumanisation et à imposer le changement après la chute proche d’AZALI.

BEN ALI.

1 commentaire sur Des hommes traités comme du bétail

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*